Thèse soutenue

1. Psychopathologie de la guerison 2. La maternite et le feminin

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Auteur / Autrice : Danièle Brun
Direction : Pierre Fédida
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance en 1989
Etablissement(s) : Paris 7

Résumé

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La difficulte de croire a la guerison echappe aux lois de la raison, car son acceptation est generalement regie par une logique interne dont les enjeux sont a la fois pluriels et surdetermines. Voila qui justifie l'appellation psychopatholo gie de la guerison, dont les developpements theoriques se fondent sur les donnees de l'experience clinique. Si, concerna nt le domaine de la cancerologie de l'enfant, il parait aller de soi que la guerison physique, une fois constatee et ann oncee par le medecin, concerne uniquement l'enfant qui a ete en danger de mort, il n'en est pas de meme de ce qu'il conv ient d'appeler la guerison psychique. Cette derniere n'est pas l'affaire exclusive de l'enfant devenu grand, elle impliq ue tout autant, sinon en priorite, ses parents. Et l'on se donne ici pour but de monter comment, dans sa dimension psychique, la guerison est obtenue lorsque chacun trouve ou retrouve le sentiment de son identite ou, pour exprimer les choses dans la langue du quotidien, retrouve la possibilite de dire "moi. . . Je". Cela etant, guerison physique et gueriso n psychique ne sont pas dissociables, meme si elles ne s'effectuent pas conjointement. Un tel decalage s'explique par la remise en circulation, dans les pensees et dans les fantasmes des parents, de certaines representations jusqu'alors ref oulees ou occultees par les preoccupations relatives a la maladie de l'enfant. Ces representations, qui se manifestent generalement par la mise en question des esperances de vie rendues a l'enfant, mettent en evidence la fonction de fantas mes inconscients ayant pour theme la perspective ineluctable d'une mort a venir. L'hypothese, ici soutenue, est la suiva nte : en admettant qu'il soit pertinent d'accoler le qualificatif d'infanticide a ces representations, on ne saurait se satisfaire d'estimer qu'elles trahissent des voeux de mort purement et simplement destines a l'enfant reel. (. . . )