Étude des phénomènes limitant les performances des cellules photovoltaïques tandem pérovskite/silicium 2T par caractérisations électriques sous différents éclairements
| Auteur / Autrice : | Julci Ditsougou |
| Direction : | Anne Kaminski-Cachopo, Thibaut Desrues |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Nanoélectronique et nanotechnologie |
| Date : | Soutenance le 18/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale électronique, électrotechnique, automatique, traitement du signal (Grenoble ; 199.-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d'innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux (Grenoble) |
| Jury : | Président / Présidente : Daniel Bellet |
| Examinateurs / Examinatrices : Marie-Estelle Gueunier | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Pere Roca i Cabarrocas, Erwann Fourmond | |
| DOI : | 10.70675/2483eb19zc66az424azbde2za3b0d7feafcb |
Mots clés
Résumé
Ce travail de thèse s’inscrit dans le développement des cellules solaires tandem pérovskite/silicium (PK/Si) en configuration deux terminaux (2T), considérées comme une voie privilégiée pour dépasser la limite de rendement des technologies à base de silicium cristallin (~29,4 %). Dans ces dispositifs, les deux sous-cellules sont superposées et connectées en série à travers une jonction de recombinaison, ce qui permet une simplification du procédé et une réduction du coût des matériaux de contact, comparables à ceux des dispositifs simple-jonction. La complémentarité spectrale des deux absorbeurs permet une meilleure conversion du rayonnement solaire et a conduit à des rendements records supérieurs à 34 % à l’échelle du laboratoire, principalement sur des dispositifs de petite surface (≈ 1 cm²). La présence d’un grand nombre de couches et d’interfaces introduit toutefois des phénomènes de transport parasites, à savoir des résistances série et des courants de fuite (shunts), issus du volume ou des interfaces, qui constituent un verrou majeur pour la stabilité et le passage à des formats industriels. L’architecture 2T rend également complexe l’identification de l’origine de ces pertes, qu’elles proviennent de la cellule inférieure, de la cellule supérieure ou de la jonction de recombinaison. L’emploi de caractérisations sous spectres discriminés permet de sonder séparément les contributions de chaque sous-cellule. Ces travaux de thèse ont pour objectif, en se focalisant sur l’empilement inférieur constitué de la cellule inférieure et des couches de la jonction de recombinaison, d’optimiser l’intégration des dispositifs tandem PK/Si afin de limiter l’impact des phénomènes de transport parasites. Pour ce faire, ils ont porté à la fois sur l’optimisation d’un procédé de cellule inférieure TOPCon, désormais technologie standard du marché, et sur l’exploration de couches de recombinaison alternatives à l’ITO, matériau critique souvent corrélé aux phénomènes de shunt dans les dispositifs tandem. Les propriétés des contacts TOPCon ont été modulées depuis l’échelle précurseur jusqu’à leur intégration dans des cellules simple-jonction. Des caractérisations sous spectre infrarouge (IR) ont permis d’identifier des compromis optiques qui, bien que limitants en simple-jonction, deviennent négligeables en tandem, permettant d’importants gains de passivation ensuite confirmés dans les dispositifs complets. Les mesures sous spectres discriminés (IR et UV) des cellules tandem ont révélé la présence de courants de fuite dans les deux sous-cellules. L’analyse approfondie des jonctions de recombinaison a montré que les shunts observés dans la cellule supérieure proviennent directement de l’ITO, dont la nature influence également l’extraction des porteurs. L’introduction d’une couche de NiOₓ a permis de pallier cette limitation, menant à la réalisation d’une jonction de recombinaison sans indium présentant des performances comparables à celles des références à base d’ITO, avec des rendements avoisinant 25 %