Thèse soutenue

Ouvriers et mouvement ouvrier parisiens pendant la Grande Guerre et l'immédiat après-guerre : histoire et anthropologie

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Auteur / Autrice : Jean-Louis Robert
Direction : Antoine Prost
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : HistoireHistoire
Date : Soutenance en 1989
Etablissement(s) : Paris 1 en cotutelle avec Paris 1

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Le projet repose sur la volonte de ne pas separer l'etude des ouvriers de celle du mouvement ouvrier; de la le choix de la greve et de la reunion de base comme objets principaux pour une analyse des mediations. Des fichiers informatises (18000 reunions socialistes, 789 greves. . . ) ont ete constitues pour une analyse anthropologique. Dans une premiere partie, l'etude porte sur les transformations induites par la guerre, la segmentation ouvriere accentuee, les rapports sociaux et les nouveaux terrains investis par le mouvement ouvrier. La dimension morale fortement normative pese sur toutes les pratiques quotidiennes. L'anthropologie de la militance permet de conclure a la destruction de la culture socialiste de 1914 (fin de la reunion au cafe par exemple). Un certain modele ouvrier, celui du "sublime", disparait au profit du metallurgiste de la grande usine. Dans une deuxieme partie, chronologique, l'etude porte sur l'evolution du sentiment national des ouvriers parisiens et leurs aspirations politiques, voire revolutionnaires. Malgre une progressive et forte poussee du pacifisme, le sentiment national est reste massif, un sentiment d'abord caracterise par la defense du "sol". Par contre l'union sacree est tot condamnee et les grandes vagues de greves attestent d'une conscience de classe vive. En juin 1919, une ideologie s'est meme constituee.