L'expérience gabonaise des firmes multinationales : le phénomène et son incidence réelle sur le développement
| Auteur / Autrice : | Pierre Nzagou-Makosso |
| Direction : | Serge Latouche |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences économiques |
| Date : | Soutenance en 1989 |
| Etablissement(s) : | Lille 1 |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Le phénomène des firmes multinationales existe au Gabon comme il existe dans presque tous les pays du tiers-monde. Son incidence réelle dans le cas precis de ce dernier pays revêt deux aspects: ce phénomène a induit, jusqu’à une période très récente, une croissance économique incontestable au de diverses évolutions étudiées (agrégats macroéconomiques, balances des paiements, revenus et budgets de l' état gabonais, etc). Cette croissance n'a pas entraîné une amélioration de la structure économique du pays qui reste un modèle primaire foncièrement extraverti n'autorisant aucune comparaison avec une économique quelconque en occident. Le chômage et le sous-emploi n'ont pas disparu même si la création d'emplois n'a pas été négligeable, les salaires des ouvriers, le transfert de technologie, les effets multiplicateurs de divers revenus,. . . Etc, se sont avérés quasiment nuls. - parallèlement a cette croissance économique, le phénomène induit, par divers canaux, une profonde deculturation qui, loin d’être le point de départ d'une base socio-culturelle de type occidental, exacerbe la paupérisation des gabonais et rappelle l'origine du ''sous-developpement''. Ces deux aspects montrent l’incapacité du phénomène à impulser le ''développement'' au Gabon; elle contraste avec l’énormité de ses moyens (capitaux, moyens humains, technologie de pointe, etc. . . ), la foi qu'y attachent certains auteurs et sa force a exploiter les ressources naturelles, de telle manière que l’expérience gabonaise des FMN a pour incidence réelle une puissante exploitation des matières premières et une destructuration socio-culturelle.