Thèse soutenue

Les débuts de l'art gothique en Auvergne

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Auteur / Autrice : Anne Courtillé
Direction : Carol Heitz
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Art et archéologie
Date : Soutenance en 1988
Etablissement(s) : Paris 10

Mots clés

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Résumé

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Pares les raisons du choix du sujet, l'expose de la méthode et des difficultés un état de la question précède la présentation géographique et historique de la région et un point sur l'art roman auvergnat. Les prémices - abbatiales de Saint-Pourçain-sur-Sioule et d’Ébreuil - précèdent les étapes d’Aigueperse, de Riom, d’Ennezat et de Billom. Le troisième chapitre montre la présence d'éléments gothiques - bases a griffes, chapiteaux a crochets, portails - dans les édifices de structure encore romane. Puis sont analysées les églises ou les voutes d'ogives sont adoptées de façon ponctuelle et sans entrainer d'effet vraiment nouveau. Vient ensuite une série d'édifices ou l'ogive se répand au contraire. 94 églises ont ainsi été répertoriées pour une période entre 1160 et 1250. Situes surtout dans le nord-ouest et le long des Limagnes, ils témoignent d'une importante activité architecturale dont les promoteurs sont surtout monastiques mais aussi laïques dans le cadre notamment des villes neuves. Le poids de la tradition énorme tant dans l'éclairage, le mur épais que les supports ou la modestie des portails, s'y conjugue avec une capacité d'accueil remarquable du nouveau style, et d'amalgame, d'où des expériences multiformes et un éclectisme général ambiant. Rencontre de forces contradictoires internes et externes, mutation lente qui témoigne de la souplesse remarquable dont l'art gothique faisait finalement preuve, tel est le gothique débutant en auvergne. Des jalons étaient posés qui seraient revigores par le chantier de la cathédrale de Clermont à partir de 1248.