Ces peines obscures. La prison penale en france (1789-1870)

par Jacques-Guy Petit

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Michelle Perrot.

Soutenue en 1988

à Paris 7 .


  • Résumé

    En 1791, la constituante cree la peine d'emprisonnement en france - les premie- res grandes prisons penales (maisons centrales de detention) ne se developperent qu'a partir du consulat et de l'empire. Ces manufactures carcerales firent du travail force la base de la discipline. L'etat liberal confia toutes les fournitures et l'exploitation du travail des condamnes a des speculateurs prives (les entrepreneurs generaux). Cette situation rendit la vie des prisonniers tres precaire (nombreuses fraudes) et provoqua le mecontement des artisans concurrences par les ateliers carceraux. Les profondes mutations demographiques, economiques et politiques du xixe siecle, les troubles sociaux et la peur des classes dirigeantes firent croitre la population carcerale, avec un record pendant les annees 1850 : environ 60 000 personnes, en moyenne annuelle, dont pres de 10 000 enfants en maisons de correction. Mais le temps fort de la prison s'etale sur la periode 1812-1885. Les debats sur la reforme des prisons modifierent peu, si ce n'est pour l'aggraver, un systeme base sur les centrales, avec la promiscuite des ateliers et des dortoirs. Les philanthropes, les aumoniers, les medecins denoncerent, en vain, les abus des centrales : la mortalite des condamnes (principalement de jeunes celibataires poursuivis pour vol) fut trois fois plus elevee que celle du pays. Le systeme penitentiaire francais qui s'oriente vers la colonisa- tion penale a partir de 1852 ne se transformera profondement que vers 1880-1890.

  • Titre traduit

    Those obscure punishments. Penal prisons in france (1789-1870)


  • Résumé

    The prison sentence was created in france in 1791 by the constituent assembly. The actual development of the penal prisons dates back to the consulate and the empire. In those prison factories, hard labour became the basis of discipline. The liberal state entrusted the supplies and the exploitation of the prisoners' work to private speculators (the "general contractors"). That situation made the prisoners' lives very precarious (many cases of cheating) and dissatisfied the craftsmen, who had to face the competition of the prison workshops. Due to the deep demographic, economic and political transformations of the xixth century, the social disturbances and the fear of the ruling classes, the prison population increased, with a record figure in the 1850s (an annual average of about 60 000 people, among whom nearly 10 000 children in borstals. ) but the heyday of the prisons spread over the period 1812-1885. The debates about the reform of prisons hardly modified, when they did not make it worse, the system, based on "centrales" (central prisons) and characterized by promiscuity in the workshops and dormitories. The abuses in the "centrales" were exposed in vain by philanthropists, chaplains and doctors. . .

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Informations

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  • Cote : TL (1988) 071

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TMC 89-1525
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