Thèse soutenue

Les silicates et carbonates authigènes de diapirs du Nord de la Tunisie : signification chimique et thermique

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Auteur / Autrice : Hallouma Hemadi
Direction : Michel Steinberg
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Terre, Océan, Espace
Date : Soutenance en 1987
Etablissement(s) : Paris 11
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté des sciences d'Orsay (Essonne)
Jury : Président / Présidente : Michel Steinberg
Examinateurs / Examinatrices : Sassi Sassi, Michel Steinberg, Vincent Perthuisot, Jean-Charles Fontes, François Arbey
Rapporteurs / Rapporteuses : Vincent Perthuisot, Jean-Charles Fontes

Mots clés

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Résumé

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L'étude des minéraux authigènes des diapirs du Nord de la Tunisie a été menée suivant trois approches : pétrographique, minéralogique et isotopique. La conjonction de ces approches a permis de mettre en évidence l'évolution chimique et thermique des silicates et des carbonates authigènes présents dans ces diapirs. Cette évolution se résume du stade le plus précoce au plus tardif comme suit :-La cristallisation des muscovites, paragonites, albites et scapolites pendant la diagenèse d'enfouissement voire métamorphisme des sédiments du Trias. - Le déclenchement des mouvements halocinétiques a induit la création de réseaux de fractures et l'ascension des fluides chauds et concentrés (Na, Cl, Mg, K). Au contact du Trias, ces fluides ont donné naissance à des températures élevées des minéraux très magnésiens (clinochlore, talc, phlogopite-Mg, magnésite et dolomite), à des températures plus basses des minéraux ferromagnésiens (ripidolite, phlogopite-Mg-Fe, dolomite-Fe et sidérite) et finalement des phases alumineuses résiduelles (dickite et kaolinite). Cette succession reflète une décroissance de la température des eaux responsables de la cristallisation de ces minéraux. Aussi bien pour les phyllites que pour les carbonates, le fer entre tardivement dans les réseaux témoignant d'un comportement résiduel. En admettant que la composition isotopique des fluides n'a pas subi de variations au cours de l'ascension, se dessine alors un très bon parallélisme entre le gradient de température obtenu par la mesure isotopique sur les silicates et les carbonates d'une part avec celui déduit des études pétrographiques et minéralogiques d'autre part. En effet, on a une décroissance de la température de formation depuis les muscovites précoces (T° de l'ordre de 400°C) jusqu'aux kaolins et calcite ferrifère associés aux minéralisations (T° de 110 à 140°C) en passant par les dolomites et les chlorites magnésiennes (T° de 300 à 350°C) puis les chlorites alumineuses et ferrifères et la sidérite (T° de 200 à 250°C). Ce gradient de températures isotopiques est corroboré par la composition en C des carbonates.