Amplification de rayonnement XUV dans les plasmas créés par laser : étude d'un schéma combiné d'excitation optique et collisionnelle dans les ions isoélectroniques du néon
| Auteur / Autrice : | Pascale Monier Garbet |
| Direction : | Jean-Paul André Gauthier |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physique |
| Date : | Soutenance en 1987 |
| Etablissement(s) : | Paris 11 |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté des sciences d'Orsay (Essonne) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Jean-Paul André Gauthier, Marc Fitaire, Pierre Jaeglé, Jean Lachkar, Marguerite Cornille, Jean-François Wyart |
Résumé
Le rayonnement XUV émis par les plasmas produits par laser peut, dans certaines conditions, être amplifié par le milieu qui devient alors le siège d'un effet laser dans ce domaine de courtes longueurs d'onde (100 - 200 Å). Le but de ce travail est d'étudier la faisabilité d'un nouveau schéma d'inversion de population dans le strontium isoélectronique du néon, associant l'excitation collisionnelle et 11 excitation optique quasi-résonnante par le rayonnement de l'aluminium à 6. 059 Å. Une analyse spectroscopique du plasma de strontium au voisinage de 150 Å conduit à l'identification des raies néonoïdes sur lesquelles est attendue l'amplification de rayonnement. L'absorption X quasi-résonnante du rayonnement de l'aluminium par le strontium est mise en évidence dans une expérience à deux plasmas. Un modèle collisionnel-radiatif détaillé, SPHINX, permet de calculer le gain en fonction des conditions de plasma, et du taux d'excitation optique résonnante. Les transferts de population, à la fois optiques et collisionnels, sont soigneusement étudiés. Corrélativement les gains prévus par SPHINX dans le strontium, et dans le schéma d'excitation collisionnelle seul, sont comparés aux valeurs expérimentales observées au Lawrence Livermore National Laboratory sur les mêmes transitions dans le sélénium. Un très bon accord qualitatif est trouvé pour les deux transitions situées à 164. 08 Å et 166. 49 Å dans le strontium.