Thèse soutenue

Etude de la stabilité microstructurale des alliages Al-Fe obtenus par trempe ultrarapide

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Ubaldo Ortiz Mendez
Direction : Joseph-Michel Perez
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Génie des matériaux
Date : Soutenance en 1988
Etablissement(s) : Lyon, INSA
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : GEMPPM - Groupe d’Etudes de Métallurgie Physique et de Physique des Matériaux (Lyon, INSA)

Mots clés

FR

Mots clés contrôlés

Résumé

FR

Une étude sur la stabilité microstructurale des alliages Al-Fe obtenus par refroidissement rapide depuis l'état liquide a été réalisée à l'aide de plusieurs techniques : Pouvoir thermoélectrique, Diffusion des R. X. Aux petits angles et Microscopie électronique par transmission. Les alliages Al-Fe ne sont pas des solutions solides parfaitement homogènes, juste après trempe de très petits amas enrichis en fer sont contenus dans ces alliages. En général les alliages Al-Fe (dont l'Al-8 % pds. En Fe est représentatif) sont caractérisés par une microstructure cellulaire formée par la matrice d'aluminium et une seconde phase présente sous forme de petits précipités dispersés au hasard. Les échantillons d'Al-Fe contenant plus de petits précipités (d'une taille inférieure à 10 nm) ont en général un pouvoir thermoélectrique plus élevé que ceux contenant moins de petits précipités. Au cours des vieillissements isothermes à des températures comprises entre 200 et 450°C la évolution de la population des précipités conduit à penser que la coalescence est le phénomène physique le plus important lors de l’évolution microstructurale des alliages Al-Fe. L'adjonction d’éléments d'alliage (tels que le Ni, Mo, Zr) peut modifier d'une certaine manière la stabilité microstructurale des alliages Al-Fe. Ainsi l'addition du Zr conduit d'une part à des microstructures plus fines et plus stables après la trempe sur roue et permet d'autre part de développer après traitement thermique une précipitation plus fine (phase cubique métastable Al3Zr). Les alliages Al-Fe-Mo donnent des courbes de l'évolution du pouvoir thermoélectrique ayant une allure très proche de celles des alliages Al-Fe-Zr, ceci laisse penser que le Mo serait en grande partie en solution solide après élaboration, comme c'était le cas pour le Zr. Finalement le Ni ne modifie pas les microstructures des alliages Al-Fe.