Thèse soutenue

L'émigration internationale marocaine et son rôle dans la production de logement au Maroc : Une approche sociale, économique et spatiale

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Auteur / Autrice : Mohamed Charef
Direction : Gildas Simon
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Géographie et aménagement. Monde arabe
Date : Soutenance en 1986
Etablissement(s) : Poitiers

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Le mouvement migratoire marocain s'est considérablement renférce au cours des vingt-cinq dernières années à tel point qu'il est devenu l'une des principales composantes de l'économie marocaine. Les transferts de fonds, par les travailleurs marocains à l'étranger, constituent un poste clef dans la balance des paiements, ils contribuent d'une manière dynamique à équilibrer les déficits chroniques de la balance commerciale marocaine. Ce rôle n'a cessé de s'affirmer surtout depuis le début des années soixante-dix, époque ou le gouvernement marocain a porté une attention particulière à ce secteur. Le bâtiment est l'un des moteurs de l'économie moderne, il est considéré généralement comme l'un des principaux régulateurs socio-économiques par ses effets positifs sur l'emploi, les revenus et l'offre de logements. Ce sont les raisons qui justifient son choix, comme un stimulateur des transferts des émigrés, mais aussi comme un catalyseur de la croissance marocaine. Il est incontestable que l'argent des émigrés contribue de manière non négligeable a la vie des différentes régions; parfois, il constitue même la principale ressource. Son rôle dans le fonctionnement du secteur du bâtiment est très important, que ce soit par les acquisitions de logements à travers les différentes filières de la production de celle-ci, ou par l'effet induit de mobilisation de cet argent dans les banques privées. Les transformations de l'espace sont particulièrement perceptibles en milieu rural au niveau des transformations architecturales et des manières d'aménager et d'habiter des logements. L’émigration s'accompagne de nouvelles façons d'être des ménages migrants, auxquelles correspondent inévitablement de nouvelles formes d'occupations de l'espace. Le changement de quartier, la scolarisation des enfants et la modification des habitudes de consommation sont autant de signes qui traduisent la volonté d'une mobilité sociale.