Thèse soutenue

Étude de l'action de quelques carbanilates sur le plasmalemme de cellules d'érable

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Auteur / Autrice : Jean-Pierre Blein
Direction :  Directeur de thèse inconnu
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences biologiques
Date : Soutenance en 1986
Etablissement(s) : Paris 11
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté des sciences d'Orsay (Essonne)
Jury : Président / Présidente : Pierre Gadal
Examinateurs / Examinatrices : André Goffeau, Pierre Gadal, Jean Guern, René Scalla, Jean-Pierre Calmon

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Dans cette thèse, nous avons rapporté les caractéristiques biochimiques des ATPases associées à la membrane plasmique de cellule d’Acer pseudoplanatus. Nous avons également démontré que la membrane plasmique renferme des systèmes d’oxydo-réduction dont le fonctionnement acidifie le milieu extracellulaire. Parmi 51 carbanilates analogues d’un herbicide, le SWEP, nous avons mis en évidence 10 molécules inhibitrices des ATPases du plasmalemme de cellules végétales ou animales. Ces molécules sont sans action sur les ATPases mitochondriales et sur les phosphohydrolases solubles, et semblent donc posséder une bonne spécificité pour les ATPases tonoplastiques. D’autre part, 14 carbanilates analogues d’un autre herbicide, le phenmédiphame, se sont révélés comme des inhibiteurs des systèmes d’oxydo-réduction étudiés. Ces molécules se sont révélées toxiques pour les suspensions cellulaires utilisées, et leurs effets in vivo ont pu être expliqués par leur action biochimique déterminée in vitro. Elles n’ont pas exprimé cependant d’effets toxiques importants lorsqu’elles ont été administrées à des plantes. Nous avons ensuite apporté des arguments en faveur d’un couplage entre les systèmes d’oxydo-réduction et les ATPases associés à la membrane plasmique. Dans une telle hypothèse, les ATPases assureraient le transport des protons générés par le fonctionnement des systèmes d’oxydo-réduction. Ce couplage pourrait être indirect, par l’intermédiaire du gradient électrochimique des protons, ou direct, par l’intermédiaire d’un facteur moléculaire de couplage. En conséquence, on en arrive à la conclusion que les sites d’action des différents carbanilates étudiés pourraient être les ATPases ou/et les systèmes d’oxydo-réduction proprement dits, ou encore le ou les site(s) de couplage. Ces différentes possibilités sont discutées, et un schéma récapitulatif du mécanisme d’action des molécules étudiées est proposé.