Thèse soutenue

Réactivité des aminonitriles vis à vis des cyclénones et comparaison avec celle des éthers de cyanhydrines : stéréochimie et conformation des cyclanones 2,3 disubstituées

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Auteur / Autrice : Michel Zervos
Direction : Lya Froim Wartski
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Chimie
Date : Soutenance en 1986
Etablissement(s) : Paris 11
Partenaire(s) de recherche : Autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté des sciences d'Orsay (Essonne)

Résumé

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Cette thèse décrit l'addition conjuguée des dérivés lithiés équivalents d'acyle tels que les éthers de cyanhydrines et les aminonitriles aux α-cyclénones diversement substituées suivie de la protonation des énolates formés. L'action des équivalents de benzoyle sur les α-cyclénones α-substituées conduit aux adduits 1,4 de stéréochimie cis. D'autre part, contrairement aux éthers de cyanhydrines, les aminonitriles ne réagissent pas avec des α-cyclénones β-substituées. Par contre, en présence d'acides de Lewis leur réactivité vis à vis d'α­énones encombrées est largement augmentée. Le piégeage des énolates formés par différents électrophiles a été aussi examiné. Dans le cas des éthers de cyanhydrines l'alkylation par l'iodure de méthyle conduit aux adduits trans quelle que soit la taille du cycle. Par contre, avec les aminonitriles cette réaction est limitée à la série cyclopentanique. Néanmoins avec un électrophile très réactif tel que le bromacétate d'éthyle on obtient des cyclohexanones 2,3 disubstituées trans. Contrairement aux aminonitriles équivalents de formyle ceux d'acétyle réagissent vis à vis des α-cyclénones α-substituées d'une manière comparable à celle des équivalents de benzoyle. Dans tous les cas les acyl-3 cyclanones substituées en position 2 ont été obtenues avec conservation de la stéréochimie cis ou trans des adduits de départ sauf en série cyclopentanique. L'étude conformationnelle par H RMN 2D des sélénophényl-2 cyclo­ hexanones 3-substituées a révélé une préférence du groupe PhSe pour la position axiale. Une stabilisation résultant d'un recouvrement des orbitales σ* de la liaison C-SePh et des orbitales π du carbonyle a été proposée.