L'expression de la concession en francais des origines a la fin du seizieme siecle
| Auteur / Autrice : | Olivier Soutet |
| Direction : | Roger Lathuillère |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Lettres |
| Date : | Soutenance en 1986 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Cette etude, qui s'appuie sur une large diachronie, situe dans ses preliminaires la notion grammaticale de la concession par rapport a la notion rethorique correspondante, puis la definit d'un double point de vue semantique et pragmatique : postulant la permanence de la relation concessive a travers l'histoire, elle en constate l'appauvrissement morphologique, notamment pendant la latinite tardive. Dans sa premiere partie, elle propose une description des principales prepositions concessives, specialement por (pour), qui fait l'objet d'une double approche syntaxique et semantique, mais aussi des signes specifiques : malgre, en despit de, nonobstant, et non contrestant avant d'etudier deux operateurs argumentatifs : meisme et neis. Dans sa deuxieme partie, elle s'attache aux expressions paratactiques de la concession : conjunctivus concessivus, concessives alternatives, avoir beau, connexion, concession adverbiale. La troisieme partie est consacree a la subordination concessive : relative et conjonctive. Du point de vue theorique, cette etude recourt aux concepts de l'analyse semantico-logique et de l'analyse psychomecanique; du point de vue historique, elle fait apparaitre le xiveme siecle comme un sieclecharniere.