Alcuin et la pénitence à l'époque carolingienne
| Auteur / Autrice : | Michael S Driscoll |
| Direction : | Pierre Riché |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences des religions |
| Date : | Soutenance en 1986 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Résumé
L'intérêt du sujet est double: d'une part l'époque d'Alcuin est, en ce qui concerne les pratiques pénitentielles, exceptionnellement complexe et fluctuante. D'autre part la personnalité spirituelle d'Alcuin, la place centrale que la pénitence occupe dans sa spiritualité font de lui un maitre de la metanoïa, pour quelques-uns de ses contemporains, et de façon beaucoup plus étendue pour la postérité. La thèse s'organise autour de quatre axes, fournis par un aveu attribue à Alcuin. A la demande de Benoit d’Aniane qui l'interroge sur l'objet de sa prière, il répond: ''voici ce que je demande au christ: seigneur, donne-moi de prendre conscience de mes péchés; de les confesser; d'en faire pénitence sincèrement; et accorde-m’en la rémission'' (Vita Alchuini). Au risque d'exagérer l'organisation logique de cette sentence, nous l'utilisons pour introduire les quatre axes principaux: l'axe biographique - la vie d'un homme doué et lucide; l'axe sacramentel - le moyen de vivre en homme libre conformément aux exigences de l'Église; l'axe spirituel et ascétique - le renoncement profond et graduel au monde pour le royaume; l'axe théologique - l'intelligence qui peu à peu connait les dons de dieu. La vigueur et la simplicité de ces mots, la densité de leur signification, en font une courte somme de la pensée pénitentielle d’Alcuin, et, à ce titre, s'imposent aisément comme un leitmotiv. Une telle approche personnalisée peut, on l'espère, compléter celle d'une pure histoire institutionnelle, telle qu'on la rencontre souvent dans l'histoire de la pénitence.