Thèse soutenue

Recherches sur quelques mécanismes d'intéractions rhizosphériques en modèles expérimentaux : altération microbienne et racinaire, exsudation et humification

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Auteur / Autrice : Fabienne Laheurte
Direction : Bernard SouchierJacques Berthelin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie et physiologie végétales
Date : Soutenance en 1985
Etablissement(s) : Nancy 1
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université Henri Poincaré Nancy 1. Faculté des sciences et techniques

Résumé

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Divers dispositifs expérimentaux ont été utilisés pour étudier les interactions "plante (maïs)-endomycorhizes (Glomus mosseae) rhizobactérie solubilisant les phosphates (Enterobacter agglomerans) - minéraux". Les résultats ont conduits à envisager et à discuter les mécanismes d'altération et d'humification rhizosphériques. Utilisé comme unique source de potassium, un mica (biotite) libère du potassium, du magnésium et du fer au profit de la plante, qui mobilise ainsi non seulement des cations compensateurs externes, mais aussi des cations structuraux. Cette phase initiale d'altération, encore discrète, est légèrement accentuée par la microflore rhizosphérique et surtout la microflore symbiotique qui favorisent la croissance de la plante. En dépit d'une forte production de biomasse, le maïs cultivé en conditions stériles ne mobilise (par rapport à la mobilisation du K de la biotite) que de faibles quantités de phosphore du phosphate minéral naturel. L'inoculation bactérienne ne favorise pas la solubilisation du phosphate alors que l'endomycorhization la stimule sans qu'on puisse invoquer de mécanisme spécifique. Ce processus de mobilisation du phosphore est ralenti en présence d'argile (montmorillonite) qui favorise pourtant la croissance des plantes en constituant une source de potassium facilement assimilable