Thèse soutenue

Analyse de l'emploi informel féminin en Algérie : cas de la wilaya de Béjaia

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Auteur / Autrice : Hassiba Gherbi
Direction : Philippe Adair
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 11/12/2016
Etablissement(s) : Paris Est en cotutelle avec Université Abderrahmane Mira - Bejaïa (Bejaïa, Algérie)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Organisations, marchés, institutions (Créteil ; 2010-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Equipe de Recherche sur l’Utilisation des Données Individuelles en lien avec la Théorie Economique (Créteil ; 1992-....)
Jury : Président / Présidente : Hamid Kherbachi
Examinateurs / Examinatrices : Philippe Adair, Azzedine Belkacem Nacer
Rapporteurs / Rapporteuses : Jacques Charmes, Nacer Eddine Hammouda
DOI : 10.70675/56696475z09d7z4e43zb07dzdb6df0f499b3

Résumé

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Ce travail se concentre sur la place et le statut des femmes dans l’économie informelle. Qu’est ce qui donne à ces femmes l’élan et le courage de travailler dans des conditions précaires et défavorisées ? Quelles sont les caractéristiques distinctives des stratégies dont elles s’inspirent transcender leur position structurellement défavorisée au sein de l’économie ? Quelles sont les barrières auxquelles elles continuent de se heurter dans leurs efforts en vue de lutter contre les injustices de la société ? Afin de répondre à ces interrogations, nous avons réalisé en 2012 une enquête représentative auprès d’un échantillon de 1016 ménages dans la wilaya de Béjaia, parmi 783 femmes actives, un tiers des occupées exerce dans l’informel. L’analyse en coupe instantanée des données de l’enquête met en évidence l’hétérogénéité du secteur informel féminin (diversité des activités, raisons et niveau d’informalité variable, disparités salariales à l’égard des femmes). Celui-ci apparaît ni prépondérant, ni marginal. Nous distinguons deux groupes de femmes informelles, celles ayant des activités de subsistance et celles qui sont juste capables de satisfaire leurs besoins de base. L’analyse multidimensionnelle a permis de cerner différentes typologies de celles-ci (les travailleuses à domicile : couturières, les sous-traitantes de produits alimentaires, les nourrices, les coiffeuses…). L’éducation limitée, le manque de qualification, la richesse du ménage et les normes sociales jouent un rôle important dans l’intégration des femmes au marché du travail informel. Ces facteurs d’ordre économique et socioculturel accréditent l’idée de l’existence d’un secteur informel de survie pour les femmes et mettent en lumière leur rôle de reproduction sociale et non d’accumulation.