Imagerie motrice et gains de force musculaire : analyse des déterminants de pratique et préconisations d’usage
| Auteur / Autrice : | Eric Piveteau |
| Direction : | Aymeric Guillot, Franck Di Rienzo |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives |
| Date : | Soutenance le 25/11/2025 |
| Etablissement(s) : | Lyon 1 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Interdisciplinaire Sciences-Santé (Villeurbanne ; 1995-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire interuniversitaire de biologie de la motricité (Saint-Etienne ; Lyon ; Chambéry ; 2016-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Christophe Hautier |
| Examinateurs / Examinatrices : Aymeric Guillot, Franck Di Rienzo, Sylvie Vernazza-Martin, Jessica Tallet, Camille Jeunet, Robin Souron | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Sylvie Vernazza-Martin, Jessica Tallet | |
| DOI : | 10.70675/94f95a5dz5587z456ez8816zc1ced70f6f07 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
L’imagerie motrice (IM) consiste à simuler mentalement des mouvements corporels sans exécution motrice apparente. Associée depuis longtemps à l’amélioration de l’exécution motrice et des qualités physiques, elle se révèle particulièrement bénéfique pour le développement de la force musculaire, ouvrant ainsi des perspectives prometteuses pour la performance des athlètes. L’association de l’IM à la pratique physique (PP) au sein d’une même séance d’entraînement constitue un levier efficace pour favoriser des gains de force accrus. S’appuyant sur ces fondements scientifiques, mes recherches visent à optimiser son utilisation afin d’en maximiser l’efficacité sur la force musculaire. Elles se concentrent sur son application aux exercices polyarticulaires complexes et aux exigences du terrain sportif, un domaine encore peu exploré. Cette démarche repose sur quatre études explorant les effets de l’IM sur la force, qui ont permis d’éclairer plusieurs aspects clés de cette synergie. Un effet de transfert inter-tâche de la force a ainsi été mis en évidence (étude 1). Bien que l’application concomitante de l’IM à la PP entraîne des gains, elle s’accompagne d’un certain inconfort qu’il convient de prendre en considération dans la programmation du travail (étude 2). Par ailleurs, la nécessité d’une congruence quasi systématique entre l’IM et la tâche physique a été confirmée, tout en permettant d’approfondir la compréhension des processus neurophysiologiques impliqués dans son utilisation (étude 3). L’IM a également été étudiée sous un autre prisme, non plus comme un outil d’amélioration de la force, mais en prenant la force comme modèle d’effort. L’objectif était d’évaluer l’efficacité de différentes forme d’IM — technique, activation physiologique ou confiance — lorsqu’elles sont pratiquées lors des routines de pré-performances, juste avant un effort intensif (étude 4). Ces études ont fait émerger une certaine chronologie d’application de l’IM et des effets spécifiques permettant d’approfondir les règles de son optimisation optimale. Par chronologie d’application, il faut comprendre les différentes façons d’associer l’IM à la PP, qu’elle soit intégrée, concomitante ou utilisée comme technique d’amorçage. Cette approche ouvre des perspectives de recherches sur ces associations et leur pertinence selon les situations d’entraînement rencontrées. S’inscrivant au croisement de la recherche fondamentale et appliquée, cette thèse actualise l’usage de l’IM et ouvre de nouveaux éclairages pour son intégration dans l’entraînement sportif. Les recommandations qui en découlent visent à affiner son application en préparation physique et mentale, en ciblant plus précisément les qualités essentielles à la performance. En définissant un cadre actualisé et des préconisations adaptées, cette thèse contribue à faire évoluer les méthodes et d’accompagnement, au bénéfice des athlètes, de leurs entraîneurs et des professionnels de la santé et du mouvement.