Reinventing ‘Return’ as a Second or Third-Generation Caribbean-Brit : 21st century Transnational Lives

par Claire Ngwete-freymann (Freymann)

Projet de thèse en Etudes anglophones

Sous la direction de Romain Garbaye et de Cédric Audebert.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Mondes Anglophone, Germanophone, Iranien, Indien et Etudes Européennes (Paris) , en partenariat avec Centre de recherche sur les mondes anglophones (Paris) (laboratoire) depuis le 02-12-2020 .


  • Résumé

    Depuis l’arrivée massive au Royaume-Uni de migrants issus de la Caraïbe du Commonwealth dans l’immédiat après-guerre, au moins deux générations d’ascendance caribéenne nées sur le sol britannique ont atteint l’âge adulte. Notre recherche compare les liens que les membres adultes des deuxième et troisième générations ont établis avec les avatars contemporains des patries caribéennes de leurs parent(s) ou grand parent(s). La plupart de ces patries ancestrales ont depuis longtemps pris leur indépendance, et la Caraïbe anglophone contemporaine doit être comprise à la fois comme une ère culturelle unifiée par son histoire coloniale, et comme un ensemble d’états-nations distincts, qui font face à des vulnérabilités socio-économiques et démographiques spécifiques et expérimentent diverses politiques publiques. Afin de comprendre comment les générations suivantes entrent en lien et interagissent avec les sociétés caribéennes contemporaines, nous utilisons l’angle privilégié de la migration du retour, dont nous élargissons la définition pour y inclure le retour vers une terre ancestrale au lieu du pays de naissance. Nous comprenons la migration du retour comme 1) un flux migratoire mesurable impliquant des transferts physiques et immatériels internationaux, avec un impact socio-économique, 2) qui résulte de projets individuels volontaires qui façonnent les représentations et parcours de vie d’individus s’identifiant à une diaspora, 3) et que les gouvernements des états-nations caribéens considèrent à la fois comme une opportunité et comme un défi. Cette thèse s’appuie sur 60 entretiens semi-directifs menés auprès de britanniques d’origine jamaïcaine ou barbadienne issus des générations 2 et 3, et s’attache à expliquer comment des facteurs micro, meso et macro s’articulent pour redéfinir le ‘retour’ et créer de nouvelles formes d’existence transnationale à l’époque contemporaine.


  • Résumé

    Since Commonwealth-Caribbean migrants arrived in large numbers in the United Kingdom after the second world war, at least two generations of UK-born people of Caribbean descent have come of age. This research is interested in comparing the connections that adult members of the second and third generations have been willing and able to establish with the contemporary avatars of their parents or grandparents’ Caribbean homelands. Most of these ancestral homelands have long transitioned to nation-states, and the contemporary anglophone Caribbean is to be understood both as a cultural region unified by a common history of British rule and as a collection of distinct sovereign nations, which have faced specific socio-economic and demographic challenges and have experimented with a range of policy responses. To explore the ways in which next-generation Caribbean-Brits relate to and interact with contemporary Caribbean societies, I am using the favoured angle of return migration, whose definition I extend to include those who return to an ancestral birthplace instead of their own. Return migration is to be understood as 1) a measurable migration flow implying physical and immaterial international transfers with a socio-economic impact, 2) which results from individual voluntary projects which shape the representations and lifepaths of those who identify as members of a diaspora, and 3) which the governments of Caribbean nation-states have regarded both as an opportunity and as a challenge. This thesis relies on 60 semi-structured interviews of next-generation Jamaican- and Barbadian-Brits with return projects, and explains how micro, meso and macro factors combine to redefine ‘return’ and shape contemporary transnational lives.