Réfugiés au travail. Programmes de « intégration » par le travail destinés aux titulaires de protection internationale

par Noemi Martorano

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Maud Simonet.

Thèses en préparation à Paris 10 en cotutelle avec l'Université de Padoue , dans le cadre de École doctorale Économie, organisations, société , en partenariat avec IDHES - Institutions et Dynamiques Historiques de l'Economie et de la Société (laboratoire) depuis le 17-11-2020 .


  • Résumé

    La recherche s'intéresse aux programmes de « intégration » par le travail destinés aux titulaires de protection internationale, en supposant qu'ils contribuent à produire des nouvelles subjectivités citoyennes fonctionnelles au marché du travail. Cette recherche vise à interroger avec une approche intersectionnelle (croisant genre, race, sexualité) le rapport entre force de travail migrant, marché du travail et système d'accueil. Cela sera possible en analysant la façon dont les institutions, les agences du travail et les travailleurs sociaux orientent différemment les trajectoires professionnelles des destinataires des programmes, tout en produisant ainsi une spécifique force de travail qui se révèle essentielle à la reproduction sociale (Kofman & Raghuram 2015; Anderson 2001). Ce sujet sera abordé à travers un angle d'analyse issu des études sur les politiques d'activation et le workfare (Borghi 2005; Krinsky & Simonet 2012), des études critiques du concept d'« intégration » (Carbone, Gargiulo & Russo Spena 2018), des critical borders studies (Mezzadra & Nielson 2013 ; Yuval-Davis et al. 2018) et des études critiques de l'asile (Garelli & Tazzioli 2013; Casas-Cortes et al. 2015; Fassin 2010).

  • Titre traduit

    Refugees at work. Work "integration" programs for International Protection holders.


  • Résumé

    The research focuses on labour market "integration" programs for refugees, assuming that they contribute to the production of new citizen subjectivities functional to the labour market. This research aims to question with an intersectional approach (intersecting gender, race, sexuality) the relationship between migrant labour force, the labour market and the reception system. This will be possible by analysing how institutions, labour agencies and social workers orient differently the occupational trajectories of programme recipients, while at the same time producing a specific labour force that is essential for social reproduction (Kofman & Raghuram 2015; Anderson 2001). This topic will be approached through an analytical angle derived from studies on activation policies and workfare (Borghi 2005; Krinsky & Simonet 2012), critical studies of the concept of "integration" (Carbone, Gargiulo & Russo Spena 2018), critical borders studies (Mezzadra & Nielson 2013; Yuval-Davis et al. 2018) and critical asylum studies (Garelli & Tazzioli 2013; Casas-Cortes et al. 2015; Fassin 2010).