Roland Sabatier : pratique et théorie de la destruction plurielle des arts

par Hugo Bernard

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Marc Decimo.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent , en partenariat avec Histoire des Arts et des Représentations (laboratoire) depuis le 09-09-2020 .


  • Résumé

    Depuis son apparition en 1945, le Lettrisme s'est essentiellement développé autour de la figure de son créateur, Isidore Isou, aujourd'hui connu pour s'être donné comme programme la rénovation de plusieurs disciplines artistiques, de la poésie au théâtre, en passant par les arts plastiques, le cinéma, la danse ou encore l'architecture . C'est notamment au sein de cette avant-garde au caractère pluridisciplinaire que différentes figures émergeront et deviendront les principaux représentants de ce mouvement. Parmi ces personnalités, Roland Sabatier reste une figure prédominante depuis son entrée dans le groupe lettriste en 1963. Comme en atteste le grand nombre de participations à des expositions internationales, de ses écrits ou, encore, sa présence au sein des principales institutions d'art contemporain français et étrangers, Sabatier se révèle être l'un des membres les plus prolifiques du Lettrisme. De là, et au regard de la fertilité de son activité, le présent projet s'orientera vers une analyse approfondie de son œuvre, plus exactement de ses travaux plastiques, reflets d'une pratique et d'une théorie qui se sont constituées autour de la thématique de la destruction plurielle des arts. Au sein de cette étude, nous observerons ce mode opératoire à partir duquel la réalisation artistique tend vers son inexistence. Il sera en premier lieu question de mettre en évidence le lien étroit entretenu par l'artiste avec la pensée esthétique d'Isidore Isou, et plus particulièrement du concept de polythanasie esthétique, invention lexicale paradoxale du fait même qu'elle désigne l'opération de destruction sous l'angle de l'innovation et de la découverte : l'élan destructeur s'affirme comme élan créateur.

  • Titre traduit

    Roland Sabatier : practice and theory of the plural destruction of the arts


  • Résumé

    Depuis son apparition en 1945, le Lettrisme s'est essentiellement développé autour de la figure de son créateur, Isidore Isou, aujourd'hui connu pour s'être donné comme programme la rénovation de plusieurs disciplines artistiques, de la poésie au théâtre, en passant par les arts plastiques, le cinéma, la danse ou encore l'architecture . C'est notamment au sein de cette avant-garde au caractère pluridisciplinaire que différentes figures émergeront et deviendront les principaux représentants de ce mouvement. Parmi ces personnalités, Roland Sabatier reste une figure prédominante depuis son entrée dans le groupe lettriste en 1963. Comme en atteste le grand nombre de participations à des expositions internationales, de ses écrits ou, encore, sa présence au sein des principales institutions d'art contemporain français et étrangers, Sabatier se révèle être l'un des membres les plus prolifiques du Lettrisme. De là, et au regard de la fertilité de son activité, le présent projet s'orientera vers une analyse approfondie de son œuvre, plus exactement de ses travaux plastiques, reflets d'une pratique et d'une théorie qui se sont constituées autour de la thématique de la destruction plurielle des arts. Au sein de cette étude, nous observerons ce mode opératoire à partir duquel la réalisation artistique tend vers son inexistence. Il sera en premier lieu question de mettre en évidence le lien étroit entretenu par l'artiste avec la pensée esthétique d'Isidore Isou, et plus particulièrement du concept de polythanasie esthétique, invention lexicale paradoxale du fait même qu'elle désigne l'opération de destruction sous l'angle de l'innovation et de la découverte : l'élan destructeur s'affirme comme élan créateur.