Le sacrifice de la femme comme catharsis. Un deus ex machina entre le mythe, la littérature et la réalité

par Ilaria Calloni (Rizzo)

Projet de thèse en Langues, littératures et civilisations romanes : Italien

Sous la direction de Christophe Mileschi.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, spectacles , en partenariat avec Etudes Romanes (laboratoire) depuis le 18-11-2019 .


  • Résumé

    Ce projet prend sa source dans l'analyse aristotélicienne du théâtre grec là où l'on peut retrouver les concepts fondamentaux de « mimesis » et de « catharsis ». A travers l'étude des figures féminines mises en scène par les auteurs de la tragédie grecque, émerge un premier paradigme mis en évidence dans le supplice de la femme comme élément incontournable pour rétablir l'ordre constitué. Cet archétype ne se limite pas, selon mon avis personnel, aux lois tacites de la Grèce antique, mais se propage de façon sournoise dans toute l'histoire de l'humanité. En effet, le sacrifice féminin aussi bien dans la littérature que dans la vie réelle, apparait nécessaire pour résoudre le conflit entre conscience individuelle et société. En relisant certains auteurs italiens de la fin du XIXième siècle et ceux du XXième siècle, on remarque que, tout en mettant en évidence de façon magistrale la position réitérée d'assujettissement de la femme dans la société contemporaine ce qui la mène inéluctablement à son sacrifice, ces auteurs en définissent les causes qui pourraient bien au contraire être interprétées comme les effets. Mon projet tendra à travers une analyse basée sur des exemples concrets à démontrer cette opinion complètement divergente des précédentes ci-dessus énoncées.

  • Titre traduit

    The sacrifice of the woman as catharsis. A deus ex machina between myth, literature and reality.


  • Résumé

    This project starts up from the aristotelian analysis of the greek theatre in which you can find the fundamental concepts of mimesis and catharsis. From the study of the female figures narrated by the authors of tragedies, emerges a primitive paradigm which is revealed in the torture of the woman, as an essential element through which to restore the established order. This archetype doesn't come down, in my opinion, to the unwritten laws of ancient Greece, but it pervades in a subtle way the whole history of the human race. The female sacrifice as a matter of fact, in literature as much as in reality of every age, seems to be necessary to solve the conflict between individual conscience and society. In the re-reading of a few Italian authors of late in nineteenth and twentieth century you can notice that, while highlighting and proposing in a masterly way the woman's position of subjection in contemporary society and her ineluctable sacrifice, they have identified the causes where they could have instead be considered effects. My project will try, through an analysis based on concrete examples, to demonstrate this opinion.