Transgresser est-il encore soigner ? Limites et porosités des normes dans les logiques de l'agir

par Ghislain Grodard (Grodard-humbert)

Projet de thèse en Philosophie pratique

Sous la direction de Bertrand Quentin et de Régis Aubry.

Thèses en préparation à Paris Est , dans le cadre de École doctorale Organisations, marchés, institutions , en partenariat avec LIPHA - Laboratoire Interdisciplinaire d'Etude Politique HANNAH ARENDT (laboratoire) depuis le 01-09-2019 .


  • Résumé

    Une éthique de la transgression nous révèle que penser les soins dans les territoires de la fin de vie (de la fin d'une vie) ne peut se réduire à une logique de l'agir d'essence prescriptive ou normative dans la mesure où la vulnérabilité humaine appelle notre sollicitude, notre secours. Cette réalité ne peut que repousser les frontières des espaces forcément toujours trop restreints délimités par les normativités (les lieux du commun). Ainsi, cette éthique vient en surplomb de celle formalisée par des principes normatifs pour y faire émerger des significations et des obligations que la singularité d'une vie humaine impose aux soignants. Sous couvert de caractéristiques méthodologiques, elle autorise la transgression d'objets simples (règles et répertoires normatifs). Mais, si cette porosité permet d'assurer le soin en son essence éthique, pourquoi vouloir revendiquer, ici et là, une exception d'euthanasie comme le laissent entendre certains discours ? Cette transgression, à l'assaut de la frontière générée par l'objet qu'est la norme légale, reviendrait à considérer positivement les actes réalisés hors la loi. La norme légale qui interdit l'euthanasie peut-elle demeurer hermétique, aporétique et survivre à l'appel du mourant, ou peut-elle autoriser un certain passage ? Ainsi, qu'adviendrait-il du droit et de la justice dans cette expérience du mouvement transfrontalier exceptionnel ?

  • Titre traduit

    En cours de traduction.


  • Résumé

    En cours de traduction.