Comparaison de la rupture conventionnelle individuelle et la rupture conventionnelle collective française avec le « Aufhebungsvertrag », contrat de résiliation allemand

par Victoria Roux

Projet de thèse en Droit privé et sciences criminelles

Thèses en préparation à Paris 10 en cotutelle avec Technische Universität (Dresde, Allemagne) , dans le cadre de École Doctorale Droit et Science Politique (Nanterre) , en partenariat avec Université franco-allemande depuis le 07-01-2015 .


  • Résumé

    La rupture conventionnelle est intéressante en ce qu’elle se démarque du licenciement, tant en France qu’en Allemagne. Cette rupture est étroitement liée aux crises économiques et permet de mieux percevoir le contexte historique et économique actuel. Bien entendu, le caractère consensuel de cette rupture devant garantir un choix libre des parties présente des avantages, mais avec une utilisation de plus en plus importante de ce mode de rupture à l’amiable, que ce soit en France ou en Allemagne, il est bon de l’analyser de manière critique. En effet, la pratique montre que l’intérêt de l’employeur passe souvent devant celui des employés. L’employé peut cependant certainement y trouver son compte, surtout quand cette rupture lui permet d’accepter un autre poste plus lucratif ou d’éviter de voir prononcer contre lui un licenciement comprenant de nombreuses conséquences négatives tel un licenciement pour motif personnel. Le droit allemand a introduit cette rupture dès le 19ème siècle et ce « Aufhebungsvertrag » a toujours été et reste plutôt favorable aux employeurs, malgré la volonté allemande de présenter cette rupture comme ayant une fonction de pacification. Le droit français a introduit la rupture conventionnelle individuelle en 2008 et la rupture conventionnelle collective fin 2017 et malgré une plus grande protection des salariés que le droit allemand, on observe que l’indemnité de rupture peut facilement inciter les salariés à donner leur accord à la perte de leur emploi. La rupture conventionnelle cherche ainsi à éviter la confrontation et à obtenir une solution à travers le paiement d’une indemnité financière à l’employé. La rupture conventionnelle individuelle correspond au contrat de résiliation allemand, néanmoins, ces deux mécanismes ne sont ni contrôlés ni mis en place de la même manière dans ces deux pays.

  • Titre traduit

    Comparison of the French individual and collective contractual termination by mutual agreement « rupture conventionnelle individuelle et collective » with the German termination agreement « Aufhebungsvertrag »


  • Résumé

    This amicable agreement between employer and employee to terminate the contract between them, called « rupture conventionnelle » in France and « arbeitsrechtlicher Aufhebungsvertrag » in Germany is interesting in that it stands out from dismissal in both countries. This contractual termination is closely linked to economic crises and allows us to better perceive the current historical and economic context. Of course, the consensual nature of this rupture, which must guarantee a free choice of the parties, has advantages, but with an increasingly important use of this contract, whether in France or Germany, it is necessary to analyse it critically. Indeed, practice shows that the interest of the employer often surpasses that of the employees. The employee can nevertheless benefit from this termination agreement, especially when it allows him to accept a better job or to avoid a dismissal on personal grounds. German law introduced this termination agreement as early as the 19th century and this « Aufhebungsvertrag » has always been and remains rather favourable to employers. This despite the German will to present this termination agreement as having a pacification function. French law introduced the « rupture conventionnelle individuelle » in 2008 and the « rupture conventionnelle collective » in 2017 and despite a greater protection of employees than in German law, this termination agreement can easily induce employees to agree to the loss of their employment. The French contractual termination thus corresponds to the German termination agreement and seeks to avoid confrontation and to obtain a solution through the payment of a financial compensation to the employee. However, these two mechanisms are neither controlled nor implemented in the same way in these two countries.

  • Titre traduit

    Vergleich zwischen der französischen „rupture conventionnelle individuelle“ und der „rupture conventionnelle collective“ mit dem deutschen Aufhebungsvertrag


  • Résumé

    Der Aufhebungsvertrag ist insofern interessant, als dass er sich von der Kündigung abhebt, sei es in Frankreich oder in Deutschland. Diese Beendigung des Arbeitsverhältnisses ist eng mit den Wirtschaftskrisen verknüpft und ermöglicht es, den historischen und ökonomischen Kontext besser wahrzunehmen. Natürlich bietet der freie und willige Charakter des Aufhebungsvertrages Vorteile und da er in Deutschland und Frankreich immer häufiger benutzt wird, ist es nötig, diesen mit kritischem Blick zu analysieren. Tatsächlich zeigt die Praxis, dass beim Aufhebungsvertrag die Interessen der Arbeitgeber die der Angestellten oft übersteigen. Das deutsche Recht hat den Aufhebungsvertrag bereits im 19. Jahrhundert eingeführt, welcher von Anfang an vorteilhafter für den Arbeitgeber war. Heute wird in Deutschland versucht, diese Beendigung des Arbeitsverhältnisses zusammen mit einer Friedensfunktion zu präsentieren, die Nachteile für die Arbeitnehmer allerdings sind zahlreich. In Frankreich wurde die „rupture conventionnelle“ erst 2008 eingeführt und trotz besserem Schutz für den Arbeitnehmer als im deutschen Recht kann unter anderem die Abfindung leicht zum Einverständnis über den Verlust des Arbeitsplatzes führen.