Génotoxicité des rayonnements ionisants au cours de l'ovogenèse

par Vincent Puy

Projet de thèse en Sciences de la vie et de la santé

Sous la direction de Nelly Frydman.

Thèses en préparation à Paris Saclay , dans le cadre de École doctorale Signalisations et réseaux intégratifs en biologie (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne ; 2015-....) , en partenariat avec Stabilité génétique, cellules souches et radiations (laboratoire) et de Université Paris-Sud (établissement de préparation de la thèse) depuis le 01-09-2018 .


  • Résumé

    Au cours des dernières décennies, le nombre d'irradiations à visée diagnostique et/ou thérapeutique a considérablement augmenté. Il est par conséquent important de déterminer les risques liés à ces expositions parfois répétées sur la fertilité féminine. Le but de notre étude est de comprendre les conséquences de différents types d'irradiations sur l'ovogenèse et d'améliorer la prise en charge médicale de la préservation de la fertilité féminine. Chez l'Homme, les études menées jusqu'à ce jour sont rétrospectives et portent sur des femmes qui ont été irradiées des années au préalable et dans des conditions très variable. Ces approches ne permettent pas d'estimer la qualité des ovocytes qui ont survécu après irradiation. De plus elles ont été menées essentiellement sur de fortes doses utilisées à but thérapeutique. Or nous savons aujourd'hui qu'une exposition aux faibles doses, uniques ou répétées peut impacter l'intégrité des cellules. De telles doses sont utilisées en imagerie médicale. Il est donc important de tester l'effet de ces doses sur l'intégrité des ovocytes. Notre étude permettra d'estimer à la fois de façon quantitative et qualitative l'effet de différentes doses et sources (X et Gamma) d'irradiations sur la fertilité féminine. Nous développerons dans un premier temps le modèle murin qui permet une plus grande flexibilité expérimentale. Des analyses histologiques et immunocytochimiques permettront de caractériser précisément les dommages radio-induits. Nous explorerons la radiorésistance/radiosensibilité des ovocytes et les éventuelles séquelles grâce à l'utilisation de marqueurs spécifiques des voies de réparation de l'ADN. Les résultats acquis chez la souris seront mis à profit pour mener notre étude chez l'Homme grâce à l'utilisation de notre modèle original de xénogreffe. Les connaissances acquises permettront (i) d'adapter les indications de préservation de fertilité, (ii) d'évaluer les risques d'une conception à partir d'un ovocyte préalablement irradié et (iii) de développer de nouvelles approches/techniques de radioprotection.

  • Titre traduit

    Genotoxicity of ionising radiations during oogenesis


  • Résumé

    During the last decades, the use of irradiations for diagnostic and /or therapeutic purposes increased tremendously. It is therefore of great importance to determine the consequences of these expositions on female fertility. The aim of this study is to understand the impact of various types of irradiations on oogenesis and to improve the preservation of fertility. Human data were so far collected from women who were irradiated years ago under highly variable conditions. Moreover, such approaches did not allow the study of the quality of the surviving oocytes and were performed with high doses of radiations. We now know that low-dose irradiation alters the integrity of human somatic cells. These low doses are used for medical imaging and it is consequently important to study their effect on female fertility. With this study, we propose to provide a quantitative and qualitative estimation of the impact of various doses and sources of irradiations (X and Gamma) on female fertility. We will first use a murine model that allows experimental flexibility to perform histological and immunolocalization approaches in order to characterize (i) oocyte survival as a function of the follicle stage, (ii) the amount of damages induced by the irradiations, and (iii) the nature and efficiency of the DNA repair pathways. The obtained results will be used to develop approaches in human oocytes based on an original xenograft model. The data of this work should allow us (i) to improve female fertility preservation, (ii) estimate the risks of giving birth with irradiated oocytes, (iii) develop new technics of radioprotection of human oocytes.