Pratiques successorales et stratégies familiales en Mésopotamie au IIe millénaire avant notre ère

par Jules Jallet-Martini (Jallet)

Projet de thèse en Histoire du droit

Sous la direction de Sophie Démare-Lafont.

Thèses en préparation à Paris 2 , dans le cadre de École doctorale histoire du droit, philosophie du droit et sociologie du droit, (Paris) depuis le 18-10-2018 .


  • Résumé

    Cette thèse a pour objet essentiel de vérifier une hypothèse de travail nouvelle que les analyses juridiques antérieures n'ont pas encore formulée, selon laquelle il y aurait, au nord de la Mésopotamie, c'est-à-dire en Assyrie, des régions où le testament est pratiqué et, au sud, en Babylonie, des régions ab intestat, sans testament. Cette hypothèse doit être testée au moyen de l'analyse rigoureuse et de la comparaison systématique des différents actes de la pratiques disponibles, dont plusieurs centaines intéressent la question des successions. Lesdits actes sont des documents standardisés, les scribes utilisant des formulaires répétitifs contenant des clauses qui règlent les successions. Néanmoins, à l'intérieur d'un même acte, différents modèles successoraux peuvent être combinés (l'aînesse pour les immeubles et le partage égalitaire pour les meubles, par exemple). La matière des successions abordée dans ces formulaires fait ressortir l'importance de l'entretien des parents âgés ou du parent survivant en matière de vocation successorale, les structures de la famille en Mésopotamie ou encore les stratégies mises en place par le de cujus ou ses héritiers afin de garder un patrimoine à l'intérieur du lignage. Ainsi, cette thèse est une entreprise de géographie coutumière inédite sur la question des successions en Mésopotamie au IIe millénaire avant notre ère.