Développement d'une Marque Collective transnationale pour reconnaître l'antériorité des connaissances des paysans andins et leurs pratiques agroécologiques pour cultiver le quinoa

par Federico Andreotti

Projet de thèse en Sciences agronomiques

Sous la direction de Didier Bazile et de Erika Speelman.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau , en partenariat avec GREEN-GAIA - Gestion des Ressources renouvelables et environnement (laboratoire) depuis le 30-09-2018 .


  • Résumé

    Problématique Le quinoa (Chenopodium quinoa Willd.) a été domestiqué il y a plus de 7000 ans dans les Andes. Aujourd'hui les paysans continuent à le cultiver dans les mêmes zones d'altitude dans des systèmes à faibles niveaux d'intrants et/ou certifiés biologiques. Le quinoa est reconnu au plan international comme un super-aliment sain à haute teneur en nutriments. Il est riche en protéines, lipides, vitamines et minéraux et possède un équilibre extraordinaire de tous les acides aminés essentiels. Les 40 dernières années ont vu une grande expansion de la production et de l'expérimentation de la culture de quinoa dans le monde entier. Grâce à sa grande diversité génétique, le quinoa s'adapte à différentes conditions environnementales. Le quinoa prend de l'importance au niveau mondial en raison de son excellente qualité protéique et de sa tolérance aux stress abiotiques. Ses potentialités élevées ont été encouragées durant l'Année internationale du quinoa en 2013. Dans la région de Puno de l'Altiplano péruvien, les petits agriculteurs conservent la diversité génétique du quinoa dans son centre d'origine depuis la domestication de l'espèce. Dans ces paysages reconnus par l'Organisation des Nations Unies (FAO) comme des Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM/GIAHS), le quinoa est valorisé dans les systèmes de cultures ancestraux connus sous le nom d'aynokas. Ces paysages agraires permettent aux petits agriculteurs de produire une grande diversité de variétés de quinoa, d'atteindre la sécurité alimentaire, d'exporter du quinoa et de développer des installations collectives dans les communautés locales. Pour faire face à la nouvelle concurrence mondiale, reconquérir et valoriser le rôle ancestral du paysan andin dans la production de quinoa est nécessaire pour préserver la biodiversité et valoriser les savoirs et pratiques agroécologiques spécifiques aux territoires andins. Peu d'instruments ont été utilisés pour caractériser et ensuite valoriser la production originale de quinoa dans cette zone. L'un d'entre eux consiste à développer une Marque Collective transnationale avec 25 organisations paysannes de cinq pays andins, qui permettra aux agriculteurs de défendre leurs droits de propriété sur la culture et la préservation de la diversité du quinoa sur leur territoire afin de reconnaître leur antériorité sur les marchés internationaux. Objectif général et Méthodes L'objectif principal de la thèse est de « développer une marque collective pour reconnaître l'antériorité des connaissances des paysans andins et leurs pratiques agroécologiques pour la culture du quinoa ». Pour atteindre cet objectif principal, la région de Puno de l'Altiplano au Pérou est sélectionnée comme étude de cas. Les pratiques culturales agricoles dans cette zone sont fortement diversifiées, impliquant des systèmes sylvo-pastoraux à base de lamas. En raison de la forte implication de la main-d'œuvre et de la richesse de la biodiversité locale, ces systèmes sont la plupart du temps non seulement en agriculture biologique, mais aussi à faible niveau d'intrants, valorisant de nombreuses variétés paysannes de quinoa. Les agriculteurs sont à la fois mis au défi d'adapter leurs pratiques aux changements globaux tout en maintenant leur identité des producteurs traditionnels de quinoa. Quatre systèmes de petites exploitations agricoles seront étudiés selon un gradient de modernité: (i) les aynokas, (ii) le système traditionnel bio / agroécologique, (iii) les systèmes conventionnels / traditionnels et (iiii) les systèmes conventionnels axés sur l'exportation. Cette recherche se concentrera sur trois niveaux: (a) la ferme, (b) la région et (c) le territoire andin dans lequel le quinoa est encore principalement produit. Nos principales questions de recherche sont: Comment l'évolution du marché a influencé les pratiques des agriculteurs? Quelles pratiques agroécologiques permettent de reconnaître les petits agriculteurs comme faisant partie de la Marque Collective? Pour répondre à ces questions, il est nécessaire d'impliquer plusieurs acteurs dans la discussion: les agriculteurs, les organisations paysannes, les chercheurs, les états et les décideurs politiques. Le projet est structuré en 3 étapes. Premièrement, afin de décrire et de comprendre les changements dans le temps jusqu'à la situation actuelle, des visites et des entretiens serviront à réaliser un inventaire des pratiques locales et des connaissances sur la culture du quinoa pour définir une grille des pratiques agroécologiques. Deuxièmement, dans le processus d'évaluation des connaissances et des pratiques, et du changement jugé souhaitable pour les acteurs locaux, le jeu participatif sera utilisé pour comprendre quelles pratiques soutiennent ou font obstacle au développement de la Marque Collective au niveau des Andes. Troisièmement, pour approfondir l'approche des pratiques et des échanges de connaissances pour la mise en place de la Marque Collective Transnationale, des ateliers seront réalisés avec la participation de l'ensemble des acteurs des filières quinoa des cinq pays. Résultats attendus Les résultats de cette recherche seront diffusés en utilisant trois canaux différents. Premièrement, des publications scientifiques, deuxièmement des rapports pour les communautés locales et troisièmement des vidéos. Les documents vidéos serviront, en dehors du cadre particulier des recherches, à promouvoir et partager à l'échelle mondiale les pratiques locales et les connaissances qui sous-tendent la conservation de la diversité du quinoa, en mettant en avant le processus de création de la Marque Collective Quinoa Andina. L'urgence de développer cette étude n'est pas seulement limitée aux producteurs de quinoa dans les Andes, car elle servira aussi de modèle biologique, alimentaire et social pour d'autres espèces négligées et sous-utilisées pour l'agriculture et l'alimentation mondiale qui ont déjà ou auront très prochainement un boom similaire au niveau international comme le fonio, l'amarante, le chia ou le teff. Partenariats internationaux La thèse sera réalisée sous les auspices de 2 écoles doctorales: l'école doctorale GAIA (Montpellier) et l'école doctorale de Wageningen (Pays Bas) respectivement sous la direction du Dr. Didier Bazile de l'Unité Propre de Recherche Gestion des Ressources Renouvelables et Environnement (GREEN) du CIRAD et du Prof. Dr. Meine van Noordwijk du groupe de production végétale de l'Université de Wageningen. De plus, Dr. Ir. Erika Speelman du Laboratoire de science de l'information géographique et de télédétection à l'Université de Wageningen (WUR), Dr Mario Tapia (Université de La Molina, Lima, Pérou), Dr Alipio Canuhua (Université Altiplano, Puno, Pérou) et MsC Marco Chevarria (Cuzco, Pérou) feront partie du comité de thèse annuel. Enfin, la Direction Régionale FAO-RLC Amérique Latine et Caraïbes soutien cette initiative. Liens du sujet de thèse avec les activités de l'unité de recherche d'accueil: Le projet de thèse s'inscrit dans les trois axes de recherche prioritaires du Cirad suivants: (1) action publique pour le développement, (2) approvisionnement alimentaire durable et (3) agriculture écologiquement intensive. Il contribuera notamment aux réflexions sur l'agroécologie du Dispositif Prioritaire CIRAD en partenariat « Politiques publiques et développement rural en Amérique latine » en caractérisant l'impact de la culture de quinoa sur les écosystèmes dits naturels et son implication dans la mise en place de politiques spécifiques de conservation de la biodiversité. La thématique de cette thèse est centrale pour l'équipe GREEN du CIRAD dans sa réflexion sur la biodiversité et le lien individuel/collectif dans la gestion des ressources renouvelables. La portée pluridisciplinaire de la thèse ouvre aussi à un co-encadrement avec la WUR (Pays-Pays) sur un volet important lié à l'agroécologie et à la modélisation participative où nos méthodes respectives seront confrontées. Les questions de recherche sur ce thème, notamment le rôle des pratiques traditionnelles et de la confrontation du local au global dans les processus d'adaptation et de transformation des systèmes socio-écologiques, constituent une compréhension essentielle de la biodiversité. Notre récente entrée dans l'ED GAIA prend ici tout son sens avec un avis très favorable donné par son directeur pour cette thèse.

  • Titre traduit

    Reclaim the quinoa! Develop the Marca Colectiva to recognize Andes peasants' knowledge and agroecological practices for cultivating quinoa


  • Résumé

    PROPOSAL: Reclaim the quinoa! Develop the Marca Colectiva to recognize Andes peasants' knowledge and agroecological practices for cultivating quinoa CONTEXT Quinoa (Chenopodium quinoa Willd.) was domesticated more than 7000 years ago in the Andes and today peasants are continuing cultivating this crop in the same areas with low input and organic practices. Quinoa is an excellent nutrient and healthy food with high nutritional content and benefit for high-risk group people as children and elderly. It is rich in proteins, lipids, vitamins and minerals and has an extraordinary balance of essential amino acids (Navruz-Varli & Sanlier 2016; Ruiz et al, 2014). The last 40 years have seen a great expansion of quinoa crop production and experimentation all around the world (Bazile et al. 2016). Thanks to the wide genetic diversity, quinoa has led its adaptation to different environmental condition. Its potentials were highligted and promoted during the International Year of Quinoa in 2013. Nevertheless, quinoa is gaining global importance due to its excellent protein quality and tolerance of abiotic stresses passing from smallholder in the Andes to worldwide large scale farming systems. In the region of Puno of the Altiplano, in Peru, smallholder farmers are preserving the highest quinoa diversity hotspot in the world. These landscape are recognized from the United Nations Organization as Globally Important Agricultural Heritage Systems (GIAHS) valorizing the ancestral systems of cultivation known as aynokas. These landscape allow smallholder farmers to produce quinoa, reach food security, export and develop facilities in the local communities. Preserving and increasing quinoa biodiversity is needed concerning the great expansion of this crop at the global scale (Murphy et al. 2016). Peasants in the region of Puno have the role to keep quinoa genetic diversity through their knowledge and practices. Reclaim and valorize the ancestral role of Andes's peasant in quinoa production is needed in order to preserve and valorize farming knowledge and practices, local markets and territory development, from the individual, to the region, to the Andes territory. There is a challenge for maintaining the recognition of the Andes as the center of origin of quinoa crop against new areas of production. Few instruments were used to charaterize and then valorize the original production of quinoa in this area. One of them is to develop a Marca Colectiva with 28 farmers' organizations from five Andean countries, which will able farmers to defend their property rights on cultivating and preserving diversity of quinoa on their territory and to recognize their anteriority for global recognition in international markets. RESUME DU TRAVAIL PROPOSE Against this background, the main objective of the proposed PhD research is formulated as: “to develop the Marca Colectiva to recognize Andes peasants' knowledge and agroecological practices for cultivating quinoa”. This PhD project is in line with 3 Cirad's priority lines of research: (1) public action for development, (2) sustainable food supplies and (3) ecologically intensive agriculture. To reach this main objective, the region of Puno of the Altiplano in Peru is selected as case study. The cultural practices in this area are high diversified involving silvo-pastoral systems (i.e. lama livestock) or in more complex systems as intercropping and/or agroforestry (Jacobi et al. 2016). Due to high labor involvement and high biodiversity, these systems are most of the time not only organic but also low inputs. Smallholder quinoa producers are using agroecological practices which allows in the system the presence of many landraces of quinoa. The presence of quinoa landraces (varieties population) permit the adaptation of the main cultivated quinoa variety to face current and future issues as mitigation of climate change or new pest. Farmers are challenged to adapt their practices to global changes and thereby to reclaim their identity as ancestor of quinoa producers. Four (4) smallholder farming systems will be investigated concerning their modernity: (i) aynokas, (ii) organic/agroecological traditional system, (iii) conventional/traditional systems and (iiii) conventional systems focused on export. This research will focus on 3 levels: (a) the farm, (b) the region and (c) the Andes territory in which quinoa is still mainly produced. Open the box from the field to the farm to the territory projecting peasants through developing a Marca Colectiva rise our research questions: How the market evolution influenced farmers practices? And Furthermore, which agroecologiocal practices allow to recognize smallholder farmers to be part of the Marca Colectiva? To answer to these questions is needed to involve several actors in the discussion: farmers, peasant organizations, researchers, layers and policy makers. The project is divided in 3 steps. First, in order to describe and understand landscape changes over time - which led to the current situation (Sabourin et al, 2017) - visits and interviews at the farms will be conducted for realizing an inventory of local practices and knowledge on quinoa cultivation and related practices (i.e. livestock, agroforestry). Second, within the process of evaluating knowledge and practices, the change that is deemed desirable for local stakeholders, participatory gaming (Villamor & van Noordwijk, 2011; Speelman et al. 2014) will be used to understand which practices contradicting each farm addressing the possibility to develop the Marca Colectiva at the farm, at the region at the Andes territory level. Furthermore, participatory gaming will be used for understanding the drivers of farmers' practices evolution. Third, to go further on practices and knowledge exchange perspective approach - backcasting workshops (Kanter et al. 2016) - will be realized including the participation of farmers, civil society (i.e. peasant organization), researchers, technicians, layers. The aim of involving local actors and actors from outside is to co-create future perspectives working together transdisciplinary approach (Jacobi et al. 2016) sharing the view within the system and from outside of the system. This approach will allow to accompany local communities in exploring possible evolution scenario (i.e. low price quinoa, development of Marca Colectiva, economic/political/climatic shocks) and understanding how local communities would affect their practices. The outputs of this research will be spread using three different channels. First, scientific publications, second reports for local communities and third videos. Video materials will be made and edited to promote and share globally the local practices and knowledge that indorse quinoa diversity conservation, promoting the Marca Colectiva. This research will deliver key information on drivers and barriers of livelihood opportunities and threats these factors with preserving local practices and quinoa diversity. Furthermore, this research will support local farmers to claim their rights and economic needs by requesting a Marca Colectiva as recognition and added value for external market accommodating dimensions of rural poverty. The urgency to develop this study it's not only restricted to quinoa producers in the Andes but also to other neglected and underutilized species that are having or will have a similar boom as fonio, amaranth, chia or teff. SOME PUBLICATIONS on the topics by the research team aasociated to the proposal: Bazile, D., S.-E. Jacobsen, and A. Verniau. 2016. The Global Expansion of Quinoa: Trends and Limits. Frontiers in Plant Science 7 Bazile, D., C. Pulvento, A. Verniau, M. S. Al-Nusairi, D. Ba, J. Breidy, L. Hassan, M. I. Mohammed, O. Mambetov, M. Otambekova, N. A. Sepahvand, A. Shams, D. Souici, K. Miri, and S. Padulosi. 2016. Worldwide Evaluations of Quinoa: Preliminary Results from Post International Year of Quinoa FAO Projects in Nine Countries. Frontiers in Plant Science 7 Jacobi, J., S.-L. Mathez-Stiefel, H. Gambon, S. Rist, and M. Altieri. 2016. Whose Knowledge, Whose Development? Use and Role of Local and External Knowledge in Agroforestry Projects in Bolivia. Environmental Management 59:464–476 Kanter, D.R., Schwoob, M.-H., Baethgen, W.E., Bervejillo, J.E., Carriquiry, M., Dobermann, A., Ferraro, B., Lanfranco, B., Mondelli, M., Penengo, C., Saldias, R., Silva, M.E., Lima, J.M.S.D., 2016. Translating the Sustainable Development Goals into action: A participatory backcasting approach for developing national agricultural transformation pathways. Global Food Security 10, 71–79 Martínez, E. A., F. F. Fuentes, and D. Bazile. 2015. History of Quinoa: Its Origin, Domestication, Diversification, and Cultivation with Particular Reference to the Chilean Context. Quinoa: Improvement and Sustainable Production:19–24 Murphy, K. M., D. Bazile, J. Kellogg, and M. Rahmanian. 2016. Development of a Worldwide Consortium on Evolutionary Participatory Breeding in Quinoa. Frontiers in Plant Science 7 Navruz-Varli, S., and N. Sanlier. 2016. Nutritional and health benefits of quinoa ( Chenopodium quinoa Willd.). Journal of Cereal Science 69:371–376 Ruiz K.B., Biondi S., Oses R., Acuña-Rodríguez I.S., Antognoni F., Martinez-Mosqueira E.A., Coulibaly A., Canahua-Murillo A., Pinto M., Zurita A., Bazile D., Jacobsen S.E., Molina Montenegro M. 2014. Quinoa biodiversity and sustainability for food security under climate change. A review. Agronomy for Sustainable Development, 34 (2) : p. 349-359. Sabourin E. , Patrouilleau M.M. , Le Coq J.F., Vásquez L., Niederle P. 2017. Políticas Públicas en favor de la agroecología en América Latina y el Caribe. Porto Alegre : Red PP-AL, FAO, 412 Speelman et al., 2014. Gaming for smallholders' participation in the design of more sustainable agricultural Landscapes, Agricultural Systems Villamor & van Noordwijk, 2011. Social Role-Play Games Vs Individual Perceptions of Conservation and PES Agreements for Maintaining Rubber Agroforests in Jambi (Sumatra), Indonesia, Ecology and Society Staying at CIRAD: Total times spent: 18 months in Montpellier (M), 9 months in Wageningen (W)and 9 months in Peru (P). Accueil principal au sein de l'UPR GREEN à Baillarguet Montpellier avec des séjours de terrain annuels au Pérou de 3 mois, et des périodes pour le co-encadrement à la WUR sur le schéma prévisionnel suivant (cf. partenariat nord-sud): 6M + 3P + 6W + 3P + 3W + 3M + 3P + 9M. Thesis Committee: The proposed PhD research will be executed under the auspices of 2 Doctoral Schools: Doctoral School GAIA and Wageningen Graduate School under the supervision of Dr. Didier Bazile of the Unité Propre de Recherche Gestion des Ressources Renouvelables et Environnement (GREEN), Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) and of Dr. Ir. Erika Speelman of the Laboratory of Geo-information Science and Remote Sensing both at Wageningen University (WUR). Prof. Dr. Meine van Noordwijk from the Plant Production group at Wageningen University, Dr Mario Tapia (Univ. La Molina, Lima, Pérou), Dr Alipio Canuhua (Univ. Altiplano, Puno, Pérou) and MsC Marco Chevarria (Lawer, Cuzco, Peru) will be also part of the Annual Thesis Committee. North-South partnerships: The PhD Project of 36 months will take place in Montepllier, France, Wageningen, the Netherlands and n the region of Puno of the Altiplano, in Peru. The first 6 months will be in Montepllier at GREEN, CIRAD for literature review and preparation of the fieldwork. The next 3 months will be spent in Peru for the (1) diagnosis of the quinoa farming systems. The next 6 months will be spent at Wageningen University at the department of Plant Production for developing the participatory games. The next 3 months the candidate will be in Peru for realizing (2) participatory games. The next 3 months the candidate will be based in Wageningen for data analysis. The next 3 months the PhD candidate will be in Montpellier for preparing the backcasting workshop. The next 3 months the PhD candidate will be in Peru for realizing the (3) back-casting workshops. The last 9 months the candidate will be based in Montpellier for data analysis and writing scientific publication, reports and video editing. During the stay in Montepllier and in Wageningen the PhD candidate will take Phd courses at the two Doctoral Schools according to the number of credits needed to achieve the diploma. Total times spent: 18 months in Montpellier, 9 months in Wageningen and 9 months in Peru. North with WUR : The co-supervision will be provided by Prof. Dr. Meine van Noordwijk from the Plant Production group and Dr. Ir. Erika Speelman of the Laboratory of Geo-information Science and Remote Sensing both at Wageningen University will allow to develop innovative methods conenring participatory research applied to agroecolgy. Within the process of evaluating practices and plan for the change that is deemed desirable for local stakeholders, the use of ‘simulation games' has emerged as a promising tool for supporting both learning by local as well as external stakeholders from the choices made within a game setting as well as the qualitative discussion following onto this. These role-playing games enable stakeholders to share and confront their perceptions, better grasp the complexities of the system, explore alternative futures in a low-risk environment, and negotiate new forms of collective action as creating a Marca Colectiva. South with Peru : Dr. Mario Tapia from the University of La Molina, Lima, Pérou is promoting and facilitating expanded production and consumption of highly nutritious, indigenous Andean grains. He will be part of the PhD comitee sharing and guiding the PhD candidate through his expirience on agroeoclogy in the Andes. Further, Dr. Alipio Canahua Murillo, a specialist in research of Andean agricultural systems and Professor of the Postgraduate School at the National University of the Altiplano, Peru thanks to his expirience will support the Phd candidate concerning the studying of the collective management of the Agricultural Heritage Systems (GIAHS) Aynokas. MsC Marco Chevarria (Plant Genetic Resources & Law) is developping workshops for FAO-RLC with Dr Didier Bazile since 2015 about coordination of farmers' groups in order to conserve quinoa genetic resources through labelling and brands.