Théorie de la démarche : thèse sur travaux

par Érik Bullot

Projet de thèse en Arts du spectacle : Cinéma

Sous la direction de Hervé Joubert-Laurencin.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) , en partenariat avec Histoire des arts et des représentations (Nanterre) (laboratoire) depuis le 04-12-2018 .


  • Résumé

    La thèse sur travaux, intitulée THÉORIE DE LA DÉMARCHE, présente un ensemble de recherches et d’enquêtes autour du cinéma et de ses métamorphoses. La mutation technique du médium, sa dissémination dans l’espace social ont transformé nos usages. Nous continuons à appeler cinéma un médium désormais dissocié de son dispositif technologique. Il semble persister sous son avatar numérique à la manière d’une promesse, d’un fantôme ou d’un double. La série des travaux étudient cette transformation dans les relations du cinéma à l’art contemporain, son devenir performatif, ses marges et ses frontières. À la manière d’une histoire contre-factuelle, les travaux privilégient les figures oubliées, les impasses, les seuils, les trous noirs, les fantômes, les rencontres sans suite, les anachronismes. Un mémoire original est consacré aux relations de l’écrivain Raymond Roussel au cinéma, à la lumière des travaux sur le cinéma des premiers temps, l’archéologie des médias et le processus de remédiation. Si le cinéma est absent, au sens littéral, de l’œuvre de Roussel, il ne cesse de l’informer par le biais d’allusions aux dispositifs optiques, au cinéma des attractions, au cinéma vivant. À travers cette enquête, le cinéma semble être devenu, au fil de ses transformations et de ses avatars, un « signifiant flottant ».

  • Titre traduit

    Theory of walking


  • Résumé

    Under the general title of “THEORY OF WALKING”, this thesis presents a series of previous and new research around the metamorphoses of cinema. The technical mutation of the cinematographic medium, its dissemination in the social space, have transformed its usage. We continue to call cinema a medium now dissociated from its technological device. Cinema then seems to persist under his digital avatar like a promise, a specter or a double. The series of essays presented in this thesis scrutinize this transformation through the relations between cinema and contemporary art, the becoming-performance of the film, its margins and its borders. Following the genre of counter-factual history, the different essays gathered in the thesis focus on the forgotten figures, the dead ends, the thresholds, the black holes, the ghosts, the meetings without continuation, the anachronisms, that are at work in the recent history of cinema, and may account for its mutations. The thesis comprises an original memoir devoted to Raymond Roussel's relationship with cinema, developed in the light of early cinema studies, archeology of media and remediation process. If the cinema is absent, in the literal sense, from Roussel's work, he is still present by means of allusions to optical devices, to the cinema of attractions, and living cinema. Exploring this labyrinthic questioning, I wonder if cinema has become, because of its transformations and avatars, a “floating signifier”.