Mémoire et culture politique des ex-combattants soldats des troupes de l'armée, autres "victimes" de la "guerre contraterroriste" au Pérou, 1980-2000

par Carla Granados

Projet de thèse en Histoire militaire et anthropologie de guerre

Sous la direction de Olivier Compagnon et de Valérie Robin Azevedo.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris) , en partenariat avec Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (laboratoire) depuis le 15-11-2018 .


  • Résumé

    Plus d'un demi-million d'ex-combattants de la guerre interne qui a eu lieu au Pérou entre 1980 et 2000 sont toujours abandonnés aujourd'hui, mais leur activisme politique lors des derniers processus électoraux, les conflits miniers et l'émergence de leur confédération nationale sont préoccupants. La recherche vise à déterminer, dans l’histoire militaire et l’anthropologie de la guerre, la relation entre la mémoire et la culture politique de ces anciens combattants dans l’après-guerre, et à dévoiler l'impact sur leurs subjectivités politiques et culturelles. Ils étaient pour la plupart des autochtones recrutés arbitrairement, et pendant leur militarisation ils ont assisté à la transformation violente de leurs conditions de citoyen et d’humain. Nous proposons d’humaniser, de problématiser les catégories de dichotomie victime-auteur de la justice transitionnelle qui ont empêché de comprendre les atrocités produites et subies de ces voix subalternes, de ces dissidents aux mémoires "officielles" du conflit. Ces conséquences physiques et psychologiques n’ont pas encore été abordées par l’État et ils revendiquent leur reconnaissance aujourd’hui.

  • Titre traduit

    Memory and political culture of the ex-combatants of the army the "other" victims of the "contraterrorist war" in Peru, 1980-2000


  • Résumé

    More than half a million ex-combatants of the internal war that took place in Peru between 1980 and 2000, are still abandoned today, but their political activism in recent electoral processes, mining conflicts and the emergence of their national confederation worry us. The research seeks from the military history and anthropology of war to determine the relationship between memory and political culture of these ex-combatants in the postwar period. Unveil the impact of their political and cultural subjectivities. Being that the indigenous were recruited arbitrarily, mostly. During their militarization they saw the violent transformation of their conditions of citizenship and humanity. From these subaltern voices, dissenting from the "official" memories of the conflict we propose to humanize, problematize the victim - perpetrator dichotomy, categories of transitional justice that have prevented understanding the atrocities produced and suffered. Physical and psychological sequels, which have not yet been addressed by the State and which they are demanding today.