Avatars du post-humain dans l’œuvre de Don DeLillo, Ben Marcus et Richard Powers

par Stefania Iliescu

Projet de thèse en Littératures et civilisations anglaises

Sous la direction de Sylvie Bauer.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) , en partenariat avec Ace (laboratoire) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    Par le biais d’un corpus littéraire englobant trois écrivains américains contemporains – Don DeLillo, Ben Marcus et Richard Powers – cette thèse se propose de poser la question du devenir de l'humain dans un monde qui semble convoiter « la post-humanité » réputée mettre fin à la vulnérabilité et à l’inachèvement de l’homme. Cette quête de la perfectibilité s’intensifie en raison des avancées numériques et (bio)technologiques. Elle s’accompagne des promesses techno-scientifiques qui prennent appui sur une pensée algorithmique où toute information est quantifiable, prévisible et, par là même, automatique. Ainsi, assiste-t-on à l’effritement des frontières entre présent et avenir, réel et virtuel, naturel et artificiel. Ces trois écrivains examinent les déplacements de frontière dans un monde dominé par des systèmes d'information et de communication. Les dix œuvres retenues traduisent des inquiétudes et donnent corps à des tensions. Elles tentent de transmettre au niveau textuel des possibilités d'anticipation, de compréhension, de représentation et de remise en cause du réel pour faire apparaître ce qui reste invisible et inaudible. À nos yeux, ces œuvres instaurent des schémas contradictoires d'échange et de communication et présentent une pluralité de voies/voix interrogeant l’imaginaire « post-humain » qui serait celui d’un horizon illimité de potentialités. Les détours que ces récits de fiction nous proposent interrogent la direction prise par nos sociétés inter-connectées tout en explorant les ruptures et les recompositions dans l’ordre du savoir, du politique et du technologique. Ces récits instaurent « un rapport d'alarme entre la chose et le signe », et nous convient à une expérience de pensée afin de concevoir l’humain et le lien social autrement qu’avec des solutions technologiques. L’espace fictionnel met en scène le signe et la langue et va de pair avec la pensée heuristique pour faire émerger des potentialités du réel et pour inviter le lecteur à assumer la responsabilité de la recherche du sens. Ces œuvres nous dévoilent un savoir singulier sur l’humain et répondent à un projet de connaissance de l’homme et du réel.


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