Langage, Temps et Choséité : « Mythologie » de Heidegger

par Xiaohan Liang

Projet de thèse en Philosophie

Sous la direction de Jean-Claude Gens.

Thèses en préparation à Bourgogne Franche-Comté , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Espaces, Pratiques, Temps (Dijon ; Besançon ; 2017-....) , en partenariat avec CGC - Centre Georges Chevrier (laboratoire) depuis le 31-10-2016 .


  • Résumé

    Il faut pousser l'expérience du langage (die Erfahrung des Sprache) à l'extrême. Sinon, la débâcle du logocentrisme se reproduira à plusieurs reprises. Raturer le mot « Être » est sans aucune doute une pièce de Heidegger, ce qui est effacé par cette rature serait le signifiant à l'extérieur de l'ontologie; ce qui est laissé serait la voix silencieuse et initiale, proprement dit, celle de la différence ontologique. Mais on le savait, elle n'est qu'une pièce en vain. Tout d'abord, il nous faudrait supprimer une superstition à la représentation (Vorstellung) et l'identité. Afin de retourner au spectre de Socrate, celui qui n'écrit pas, celui qui a uniquement la « voix absolue », Heidegger ne peut que s'adresser à la « mythologie » de la poésie. Dans ce cas, on trouve que Heidegger, qui souhaite s'éloigner de Socrate, suit inconsciemment celui-ci. Alors Le mot « mythologie » serait une sorte de « phénoménologie radicale » et à la fois un genre d' « heideggérisme radicale ». Se sont alors mélangées une tradition métaphysique plus ancienne et une recette inédite de l'empirisme aussi ancien que celle-là. En outre, en allemand, « Sage » (le Dire) en tant que nom décrivant l'acte de dire, signifie naturellement un mythe et une légende. Ici on explorerait une possibilité du développement de la pensée Heideggérienne. De ce fait, la déclaration « La possibilité va au-delà de l'effectivité » apparaissant dans SUZ paragraphe 7 serait la première réalité (Sache) absurde de phénoménologie. La phrase « Kein ding sei wo das wort gebricht » ne pose qu'une assertion sur la relation entre le langage (Sprache) et le sens (Sinn), en d'autres mots, la potentialité de séparer le langage et le sens, Heidegger fournit donc au moins deux versions d'interprétation comprenant une forte et une faible. Dans la version faible, le sens est capable de se séparer du langage conceptualisé. Dans ce cas, un tel langage en tant que conceptualisation serait tout à fait le « langage diminué et corrompu » . George Steiner critique ce langage. Selon lui, il ne s'agit pas du langage essentiel, originel. S'il y a néanmoins une sorte de « pensée Heideggérienne radicale », de cette façon elle sera éventuellement prédisposée à la version forte : Si le langage authentique s'entend de l'expérience authentique du langage, ainsi le langage ne serait pas capable de se séparer du sens, même le sens lui-même dériverait du langage authentique et originel. Par conséquent, nous sommes arrivés à une telle formule : langage = expérience du langage. Et donc le langage en sens Heideggérien n'est-il pas une sorte d'anti-langage? Ceci ne s'oppose pas vraiment au langage, alors qu'il se manifeste dans la recherche du langage d'une manière inverse, détournée ou bien indirecte au contraire. « Inverse » signifie en quelque sorte que le langage se laisse parler, c'est-à-dire qu'il « parle de lui-même, seul et solitaire » .

  • Titre traduit

    Language, Time and Thingness: The "Mythology" of Heidegger


  • Résumé

    The sentence « Kein ding sei wo das wort gebricht » only poses an assertion about the relationship between language (Sprache) and meaning (Sinn). In other words, the possibility of separating language and meaning, Heidegger thus provides at least two interpretation versions including a strong one and a weak one. In the weak version, meaning is able to separate from conceptualized language. In this case, such a language as the conceptualization would be a "diminished and corrupted language", which George Steiner has criticized this language. According to him, this is not the essential, original language. If, however, there is a kind of "radical Heideggerian thought", in this way it will eventually be predisposed to the strong version: If authentic language is understood as the authentic experience of language, then language would not be able to to separate itself from meaning, even the sense itself would derive from authentic and original language. Therefore, we have arrived at such a formula: language equals to language experience. And thus language -- in the Heideggerian sense-- is nothing than a kind of anti-language? But this is not literally contrary to language, whereas it is manifested in the search for language in an inverse, indirect or indirect way. "Inverse" means, in a sense, that language is allowed to speak, that is, it "speaks of itself, alone and solitarily".