« La politique publique de l'insertion : du "RMI au RSA". Débats, résultats et limites. »

par Ibrahima Ciss

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Dominique Andolfatto.

Thèses en préparation à Bourgogne Franche-Comté , dans le cadre de Droit, Gestion, Sciences Economique et Politique , en partenariat avec CREDESPO - Centre de REcherches et d'études en Droit Et Science POlitique (laboratoire) depuis le 15-12-2015 .


  • Résumé

    Le coût des minimas sociaux mais aussi des structures d'accompagnement des allocataires de ces aides, par exemple le PDI, représentent un budget important dans les politiques sociales. Plusieurs enquêtes et recherches ont été menées afin de comprendre pourquoi malgré toutes les dépenses, les questions liées à l'emploi et l'insertion professionnelle restent très difficiles à résoudre. Ainsi sans comprendre le réel problème, naissent des représentations véhiculées, par certains politiques par exemple, à travers des discours mais aussi dans certains textes de lois et ce, de par certains outils utilisés dans des logiques contraignantes. Sur ce, nous pouvons donner l'exemple du discours de l'ancien président Nicolas Sarkozy qui, en déplacement à Bordeaux en 2011, avait annoncé « qu'une expérimentation va être menée dans une dizaine de départements. Les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active auront l'obligation de travailler sept heures par semaine ». Ainsi des termes comme « fraude sociale », « dignité humaine » étaient d'actualité dans les médias et étaient en lien directement avec le RSA et ses allocataires. Dans une logique de lutte contre ces préjugés, certains penseurs soulignent nous sommes dans un monde où les lois du marché prévalent sur celles du sociales donc production sans logiques sociales . D'où selon l'association ATD Quart-Monde « les pauvres sont désormais jugés responsables aux yeux des autres. C'est dramatique car cela entraîne une perte de confiance en soi et il y a un phénomène d'exclusion de ces personnes dans la société ». Cela, met en exergue le résultat d'un travail de recherche sur les regards vis-à-vis des personnes défavorisées. En effet, ce statut de défavorisé a un réel impact sur le quotidien de ces individus surtout sur le plan psychologique. Ceci sera alors notre problématique qui est double : comment naissent ces préjugés et comment sont-ils vue et vécu par les allocataires des minimas sociaux dont le RSA ?

  • Titre traduit

    "The social policies related to integration and the fight against unemployment: from" RMI to RSA, how are the malaise of the beneficiaries of these social minimums born? "


  • Résumé

    The cost of social minima but also support structures for recipients of such aids, for example the PDI, represent a large budget in social policies. Several surveys and research have been carried out in order to understand why, despite all the expenses, issues related to employment and professional integration remain very difficult to solve. Thus without understanding the real problem, are born representations conveyed, by some policies for example, through speeches but also in certain texts of law and this, by some tools used in binding logic. With this, we can give the example of the speech of the former president Nicolas Sarkozy who, traveling to Bordeaux in 2011, had announced "that an experimentation will be conducted in a dozen departments. Beneficiaries of Active Solidarity Income will have to work seven hours a week. " So terms like "social fraud", "human dignity" were topical in the media and were directly related to the RSA and its recipients. In a logic of fight against these prejudices, some thinkers emphasize we are in a world where the laws of the market prevail over those of the social therefore production without social logics. Hence, according to the ATD Quart-Monde association, "the poor are now considered responsible to others. This is dramatic because it leads to a loss of self-confidence and there is a phenomenon of exclusion of these people in society. This highlights the result of a research work on the visions vis-à-vis the disadvantaged. Indeed, this status of disadvantaged has a real impact on the daily lives of these individuals especially on the psychological level. This will then be our problem, which is twofold: how are these prejudices born and how are they seen and experienced by social minima recipients including RSA?