Caractérisation de l'auto-immunité spécifique dans l'infertilité féminine en procréation médicalement assistée

par Alban Deroux

Projet de thèse en Biologie cellulaire

Sous la direction de Nadia Alfaidy-Benharouga et de Chantal Dumestre-perard.

Thèses en préparation à Grenoble Alpes , dans le cadre de École doctorale chimie et science du vivant (Grenoble) , en partenariat avec BCI - Biologie du Cancer et de l'Infection (laboratoire) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    Objectifs du projet : Nous voulons étudier le rôle de l'auto-immunité spécifique chez les femmes présentant une infertilité inexpliquée et consultant dans le centre clinico-biologique d'assistance à la procréation du CHU de Grenoble. Le but est d'identifier une cible antigénique (trophectodermique ou endométriale) d'auto-anticorps sériques, puis de développer un kit de dosage immunoenzymatique de ces anti-anticorps en pratique clinique courante. Matériels et méthodes : Nous réaliserons une sérothèque de patientes répondants aux critères d'infertilité inexpliquée (exclusion des causes masculines, féminines et mixtes courantes), primaire ou acquise, et présentant une auto-immunité sérique aspécifique (anticorps antinucléaires ou ACAN sans spécificité habituelle retrouvée). Nous réaliserons également un flushing endométrial de ces patientes lors de l'hystéroscopie souple réalisée en fin de bilan, avec congélation de l'échantillon obtenu. Après recueil du consentement écrit des patientes, la sérothèque comprendra un tube jaune d'or sec de 7ml identifié par un numéro d'anonymat, et conservé au laboratoire d'immunologie (-20°C) du CHU de Grenoble, les échantillons issus du flushing seront conservés après anonymisation dans la banque Germthèque à laquelle participe le centre d'AMP du CHU de Grenoble, L'effet des sérums sera testé sur de cultures trophoblastiques, et co-culture trophoblastes/fibroblastes endométriaux 2D et 3D, dans le laboratoire INSERM du Dr Vilgrain, U1036. Des techniques standardisées seront utilisées pour l'identification de la cible antigénique (immunofluorescence directe, immunoadsorption, transfection cellulaire, Western Blot), de même que pour le dosage de l'auto-anticorps sérique spécifique (ELISA ou Western Blot essentiellement) après purification des anticorps (chromatographie d'affinité). La standardisation de ce dosage nécessitera une technique immunoenzymatique couramment utilisé en pratique clinique courante (ELISA par exemple). Résultats attendus : Le principal objectif de cette étude est de cibler un(des) anticorps sérique(s) spécifique(s) responsable(s) d'une partie des infertilités dites inexpliquées, en identifiant la(les) cible(s) immunologique(s) (trophectodermique et/ou endométriale) et de déterminer la pathogénie de tels auto-anticorps. Le but serait de proposer un test biologique permettant de mettre en évidence cet auto-anticorps sérique chez les patientes présentant des troubles de la fertilité, afin de pouvoir suivre les modifications induites par des traitements modulateurs de l'auto-immunité, et d'améliorer les prises en charge de tels couples. Conclusion, perspectives : L'ensemble de ces résultats serait un grand progrès pour les couples présentant une infertilité inexpliquée, et une avancée dans la compréhension de l'implantation humaine. Identifier la présence d'auto-anticorps sériques permettrait d'une part d'identifier la population de patiente présentant une infertilité « auto-immune », et de cibler un traitement anti-inflammatoire efficace sur l'immunité humorale. La perspective scientifique et économique est aussi intéressante car le nombre de prises en charge techniques, en insémination ou en fécondation in vitro, de tels couples devrait être diminué avec une incidence positive sur les risques liés aux stimulations et aux grossesses multiples en favorisant les grossesses spontanées.

  • Titre traduit

    Characterization of specific autoimmunity in female infertility in medically assisted procreation


  • Résumé

    Objectifs du projet : Nous voulons étudier le rôle de l'auto-immunité spécifique chez les femmes présentant une infertilité inexpliquée et consultant dans le centre clinico-biologique d'assistance à la procréation du CHU de Grenoble. Le but est d'identifier une cible antigénique (trophectodermique ou endométriale) d'auto-anticorps sériques, puis de développer un kit de dosage immunoenzymatique de ces anti-anticorps en pratique clinique courante. Matériels et méthodes : Nous réaliserons une sérothèque de patientes répondants aux critères d'infertilité inexpliquée (exclusion des causes masculines, féminines et mixtes courantes), primaire ou acquise, et présentant une auto-immunité sérique aspécifique (anticorps antinucléaires ou ACAN sans spécificité habituelle retrouvée). Nous réaliserons également un flushing endométrial de ces patientes lors de l'hystéroscopie souple réalisée en fin de bilan, avec congélation de l'échantillon obtenu. Après recueil du consentement écrit des patientes, la sérothèque comprendra un tube jaune d'or sec de 7ml identifié par un numéro d'anonymat, et conservé au laboratoire d'immunologie (-20°C) du CHU de Grenoble, les échantillons issus du flushing seront conservés après anonymisation dans la banque Germthèque à laquelle participe le centre d'AMP du CHU de Grenoble, L'effet des sérums sera testé sur de cultures trophoblastiques, et co-culture trophoblastes/fibroblastes endométriaux 2D et 3D, dans le laboratoire INSERM du Dr Vilgrain, U1036. Des techniques standardisées seront utilisées pour l'identification de la cible antigénique (immunofluorescence directe, immunoadsorption, transfection cellulaire, Western Blot), de même que pour le dosage de l'auto-anticorps sérique spécifique (ELISA ou Western Blot essentiellement) après purification des anticorps (chromatographie d'affinité). La standardisation de ce dosage nécessitera une technique immunoenzymatique couramment utilisé en pratique clinique courante (ELISA par exemple). Résultats attendus : Le principal objectif de cette étude est de cibler un(des) anticorps sérique(s) spécifique(s) responsable(s) d'une partie des infertilités dites inexpliquées, en identifiant la(les) cible(s) immunologique(s) (trophectodermique et/ou endométriale) et de déterminer la pathogénie de tels auto-anticorps. Le but serait de proposer un test biologique permettant de mettre en évidence cet auto-anticorps sérique chez les patientes présentant des troubles de la fertilité, afin de pouvoir suivre les modifications induites par des traitements modulateurs de l'auto-immunité, et d'améliorer les prises en charge de tels couples. Conclusion, perspectives : L'ensemble de ces résultats serait un grand progrès pour les couples présentant une infertilité inexpliquée, et une avancée dans la compréhension de l'implantation humaine. Identifier la présence d'auto-anticorps sériques permettrait d'une part d'identifier la population de patiente présentant une infertilité « auto-immune », et de cibler un traitement anti-inflammatoire efficace sur l'immunité humorale. La perspective scientifique et économique est aussi intéressante car le nombre de prises en charge techniques, en insémination ou en fécondation in vitro, de tels couples devrait être diminué avec une incidence positive sur les risques liés aux stimulations et aux grossesses multiples en favorisant les grossesses spontanées.