acéphale (La construction de l'œuvre, son squelette et son échafaudage)

par Davide Cascio ingurgio

Thèse de doctorat en SACRe, arts visuels

Sous la direction de Pierre Alferi.

Thèses en préparation à Paris Sciences et Lettres , dans le cadre de École doctorale École transdisciplinaire Lettres/Sciences (Paris) , en partenariat avec Sciences, Arts, Création, Recherche (laboratoire) et de École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (Paris) (établissement opérateur d'inscription) .


  • Résumé

    «Nos œuvres (...) ne sont pas enfermées dans les limites d'un début (le chef) et d'une fin (la queue)» Georges Didi-Huberman, Sur le fil, p. 13, Les éditions de Minuit, Paris, 2013. Des fragments hétérogènes et chaotiques se tissent (mais je pourrais aussi parler de collage) jusqu'à recomposer un nouveau récit pluriel fait d'articulations multiples. A l'intérieur de ce tissage, l'œuvre est toujours à l'œuvre. La construction de l'oeuvre est une re-construction Acéphale (sans modèle) sans un début, (sans tête), (on reconstruit en utilisant des fragments que ne proviennent pas d'un tout. On ne cherche pas à finir une forme, (re-constituer une forme finie, fermée) ou à enfermer la forme, mais plutôt
à l'ouvrir en des directions irradiantes. Ce texte n'est pas composé de chapitres mais de quatre « Topiques » (thèmes valises), qui peuvent être lus indépendamment les uns des autres. Leur rédaction est essentiellement fragmentaire et permet au lecteur dans une certaine mesure de dé-construire sa propre logique de lecture. Dépourvus de numération de pages (la numération en pied de page est présente exclusivement dans le texte introductif, Acéphale) et d'ordre chronologique, les « Topiques » peuvent s'entrelacer.

  • Titre traduit

    acephalos (the construction of the work: its scheleton and its scaffolding )


  • Résumé

    The subject of this text is the work construction process. “Certain works are not enclosed within the limits of a beginning and end”. Their “construction process” (their weaving) becomes the work itself. This work can be called “work in progress” or palimpsest. The discontinuity between two words (between two points of view) generates fragments (elements which are not cut out of a whole, but which are monads, fragments and unity at the same time), between these fragments there exists a void, (this void both separates and reunites) the form of this void is that of a deep hollow, a fault, a gap between two Subjects (this gap is itself the difference the absolute internal difference), this hollow, this void is the place of chaos. We are in a deep hollow (the place of the work), we descend into this empty gap (into this esoteric space, a deeply hidden space which is invisible on the surface) to observe the work. (We observe the work as it is being made, in motion).