Caractérisation de l'expression des isoformes des IL-17 et de leurs récepteurs associés dans la Pemphigoïde Bulleuse

par Stéphane Nesmond

Projet de thèse en Aspects moléculaires et cellulaires de la biologie

Sous la direction de Philippe Bernard, Franck Antonicelli et de Sébastien Le jan.

Thèses en préparation à Reims , dans le cadre de Sciences Fondamentales - Santé , en partenariat avec IRMAIC - Immuno-Régulation dans les Maladies Auto-immunes, Inflammatoires et le Cancer (laboratoire) depuis le 01-10-2016 .


  • Résumé

    La pemphigoïde bulleuse est la plus fréquente dermatose bulleuse auto-immune et touche principalement le sujet âgé. Son pronostic est médiocre (mortalité > 20% à 1 an), et il n'existe pas à ce jour de données permettant d'expliquer pourquoi certains individus développent cette maladie auto-immune et d'autres pas. Les progrès thérapeutiques ont été basés sur l'utilisation prolongée d'une dermocorticothérapie forte (DCF), désormais traitement de référence dans la PB quelque soit la sévérité. L'efficacité de la DCF est rapide et excellente, mais est malheureusement contre-balancée par une faisabilité souvent médiocre et par des effets indésirables cutanés importants au long cours (atrophie cutanée majeure). Enfin, il n'est toujours pas compris à ce jour pourquoi certains patients PB présentent une perte de la cortico-sensibilité au décours du traitement. La corticothérapie générale à forte dose et les immunosuppresseurs classiques, le méthotrexate ou la disulone, sont aussi souvent mal tolérés ou contre-indiqués chez ces patients âgés. Ainsi, le traitement de fond « idéal » en terme de rapport bénéfice-risque reste encore à trouver. Sur la base de ces informations, les mécanismes physiopathologiques de réponse aux traitements dans cette maladie devrait être mieux compris. De même, la caractérisation moléculaire, à visée « théranostique », du microbiome cutané pourrait permettre de définir des conditions physiopathologiques prédisposantes au niveau de la flore cutanée, qui pourraient déboucher sur une approche thérapeutique étiologique et pas seulement symptomatique de la PB.

  • Titre traduit

    The caracterisation of the expression of IL-17 isoforms and their associated receptors in the Bullous Pemphigoid


  • Résumé

    Bullous pemphigoid is the most common skin disease bullous autoimmune and primarily affects the elderly. Its prognosis is poor (mortality> 20% at 1 year) and there are no data to date to explain why some people develop this autoimmune disease and others do not. Therapeutic advances have been based on the prolonged use of strong dermocorticothérapie (DCF) standard treatment now in the PB regardless of the severity. The effectiveness of the DCF is quick and excellent, but unfortunately against-balanced by an often poor feasibility and significant skin reactions, long-term (major skin atrophy). Finally, it is still not understood to this day why some PB patients have a loss of cortico-sensitivity to the waning of treatment. Systemic corticosteroids at high dose and conventional immunosuppressants, methotrexate and dapsone, are also often poorly tolerated or cons-indicated in these elderly patients. Thus the 'perfect' background therapy in terms of risk-benefit ratio yet to be found. Based on this information, the pathophysiological mechanisms in response to treatments in this disease is expected to be better understood. Similarly, molecular characterization, referred to 'theranostic' of skin microbiome could help define the pathophysiological predisposing conditions at the skin flora, which could lead to an etiological treatment approach and not just symptomatic of the PB.