Alina Szapocznikow à Paris (1963-1973)

par Valentin Gleyze

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Elvan Zabunyan.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) depuis le 01-09-2016 .


  • Résumé

    Ce travail de recherches porte sur un segment coïncidant avec la dernière décennie de vie d’Alina Szapocznikow, au cours de laquelle celle-ci renouvelle étonnamment tant sa pratique de la sculpture que du dessin, jusqu’alors, pour beaucoup mais pas pour totalité cependant, davantage infusées du vocabulaire inhérent à ses années de formation académique et au contexte sociopolitique de l’Europe centrale dans le sillage complexe des évènements connexes et postérieurs à la Seconde Guerre mondiale. Cet intervalle retenu, entre 1963 (date de son installation définitive à Paris) et 1973 (date de son décès au sanatorium de Praz-Coutant en Haute-Savoie), apparaît ainsi être le plateau culminant — en termes d’importance et d’intensité — de la trajectoire de l’artiste, où celle-ci ne cesse de travailler explicitement à partir de, et littéralement sur, son propre corps, en ce qu’il est constitué d’une stratification d’expériences de différentes qualités (genré, malade, sexuel ou souffrant, notamment), au travers d’une pluralité de matériaux encore atypiques dans le champ de la sculpture, dont les manipulations et les pratiques auxquelles les associe Szapocznikow déstabilisent les catégorisations admises et participent entre autres facteurs de l’invisibilisation presque complète de son travail en France dans les narrations historiques portant sur l’art de la période à Paris. Dix années dont il s’agit, donc, de rendre compte en tâchant toujours de les replacer dans une plus longue temporalité, au travers d’une entreprise théorique contextuelle et critique insistant sur l’historiographie et empruntant ses outils en premier lieu aux théories féministes et queer, pour ce qu’elles fondent de puissants dispositifs pour inquiéter le discours de l’histoire culturelle de l’art sur le plan épistémologique.


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