Penser la chose publique à la fin du Moyen Age : droit, aristotélisme et pensée politique dans l'entourage de Charles V.

par Konan Carle

Projet de thèse en Histoire du Droit

Sous la direction de Frédéric F. Martin.

Thèses en préparation à Nantes , dans le cadre de DSP - Droit et Science Politique (Nantes) depuis le 01-11-2016 .


  • Résumé

    Comment la chose publique est-elle pensée à la fin du XIVe siècle français ? C’est cette interrogation que la présente étude se propose d’aborder en se fondant sur les écrits des lettrés qui gravitaient autour de Charles V. Figure de proue de ce collège d’érudits, Nicole Oresme, philosophe normand et théologien, traduisit sur demande du roi les Politiques, l’Ethique et l’Yconomique d’Aristote en français. Le cercle de savants comptait également dans ses rangs le juriste Evrart de Trémaugon, auteur du Songe du Vergier et des Trois leçons sur les Décrétales, ainsi que la poétesse Christine de Pisan qui rédigea Le Livre du Corps de Policie. L’analyse de ces textes a pour objet de caractériser la notion de chose publique et de la confronter aux réalités du royaume de France. Les considérations (néo)aristotéliciennes ont-elles eu une répercussion dans l’ordre juridique ? Les catégories juridiques ont-elles pour fondement les catégories logiques ? Quelles sont les conséquences normatives de cette chose publique redessinée ? Pour refonder l’Etat, théologiens, juristes et philosophes convoquent tantôt la Respublica romaine, tantôt le Bien Commun d’Aristote ou de Thomas d’Aquin. Les idées des lettrés de Charles V peuvent alors être mises en perspective avec celles de ceux qui, depuis Cicéron, ont pensé la chose publique, préalable à la conceptualisation d’un droit public spécifique.


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