Etude comparative des modèles de coopération sino-étrangers dans le supérieur chinois

par Alain-james Palisse

Projet de thèse en ETUDES CULTURELLES spécialité Chinois

Sous la direction de Jean-François Vergnaud.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de Langues, Littératures, Cultures, Civilisations , en partenariat avec IRIEC - L'institut de recherche intersite études culturelles (laboratoire) depuis le 01-09-2015 .


  • Résumé

    Ce projet aura pour objet une approche comparative des différents modèles de coopération universitaires sino-étrangers existants. Il adoptera en premier lieu une approche historique en revenant sur le rôle de l'étranger dans le développement de l'Université chinoise, puis sur les héritages des périodes maoiste et denguiste dans le domaine. Cet état des lieux sera complété par un retour sur les réalisations de la période contemporaine, qui a suivi l'adhésion de la Chine à l'Organisation Mondiale du Commerce en 2001 et l'adoption subséquente, progressive – mais sélective – des codes d'un modèle éducatif globalisé et libéralisé. Dans un deuxième temps, nous analyserons les caractéristiques et les motivations de la politique de la Chine et de son Ministère de l'Education (MoE) à l'égard des coopérations sino-étrangères en Chine, telles que définies par le texte réglementaire fondateur du 1er mars 2003. Nous étudierons les liens existants entre le rôle de leadership du MoE d'une part, et les aspirations et intentions propres aux universités chinoises d'autre part. En effet, les établissements peuvent jouer tour à tour, selon les cas de figure, le rôle de réceptacle ou celui de locomotive de cette politique, et cantonner l'analyse à l'idée que la réflexion se déroulerait à sens unique du sommet vers la base constituerait une simplification excessive. Les motivations et les objectifs des autorités et des établissements chinois seront ensuite confrontés à ceux de leurs vis-à-vis, que sont les partenaires universitaires étrangers et leurs tutelles politiques respectives. Nous nous efforcerons d'opérer des distinctions dans le modus operandi des structures étrangères, dont l'approche différenciée dépend non seulement de leur tradition universitaire nationale ou singulière, mais aussi de leur statut (public, privé à but lucratif ou non) et de leur gouvernance. Leur rapport à leur tutelle gouvernementale et diplomatique, et le rôle de celle-ci dans la construction de la coopération seront aussi à prendre en compte. Au final, nous déterminerons dans quelle mesure les acteurs chinois et étrangers parviennent – ou non – à concilier leurs propres intérêts avec ceux de l'autre partie, qu'ils soient de nature à être en harmonie ou divergents. Nous serons alors en mesure de concevoir une grille d'analyse mettant en évidence les différents facteurs rendant les coopérations universitaires sino-étrangères viables – et ceux qui, au contraire, constituent un frein partiel ou total à leur développement.

  • Titre traduit

    Comparative Study of Sino-Foreign Higher-Education Cooperation Models in China


  • Résumé

    This project aims to deliver a comparative study of existing models in the field of Sino-Foreign transnational education. As a first step, it will provide the reader with a historical retrospective, in order to recount, explain and analyze the role of Foreign entities in the development of Chinese higher education – first in the waning days of the Empire, then during the Republic, Maoist and Denguist periods. This contextualization of the topic will be completed by an overview of the latest developments, that is the frame that followed China's adhesion to the World Trade Organization in 2001. This event was followed by progressive, albeit selective, adoption of the codes governing a globalized and liberal Higher Education sector, favoring further domestic development of transnational education. In a second part, we will analyze the characteristics and motivations of the Chinese Ministry of Education's policy towards Sino-Foreign cooperation, as set, defined and detailed by the founding text of 1st March 2003 regulations. We will study the existing links between the MoE leadership on one hand, and the distinctive aspirations and intents emanating from the Chinese universities on the other hand. Indeed, depending on the situations, institutions of Higher Education can play the role of vehicle or engine of the official policy. We shall avoid the simplistic belief that either strategy or thinking in this field is the result of a mere top-down phenomenon, and assess the actual role of the field actors, be they institutional or individual. The motivations of the Chinese authorities and education institutions will then be compared to those of the non-Chinese side, represented by foreign partner universities and the institutions supervising them. We will focus on distinguishing between the different modus operandi of the Sino-Foreign structures of cooperation, as these differ radically depending on the academic tradition of their home nation, but also depending on their status (public, private…) or their governing structure. Their relationship with their varied supervising institutions, whether the latter are of a board-led, governmental and/or diplomatic nature will also be examined. At the end, we plan to produce a solid analysis on the reasons why and how Chinese and non-Chinese institutions engage in a cooperation resulting in the creation of single or multiple-diploma programs in the legal & financial frame set by the Chinese Ministry of Education. In respect their respective interests, how do both sides manage to find an agreement, whether these interests could be considered as being of a diverging or converging nature. Then, we will be able to conceive a detailed checklist explaining which, on one hand, are the factors that are most commonly encountered in successful projects – and, on the other hand, which are the ones identified as hampers, or causes for practical and/or structural project failure.