Rétromodernisme

par Daniela Pomarico

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Denis Fleurdorge et de Vincenzo Susca.

Thèses en préparation à Montpellier 3 en cotutelle avec l'Università Degli Studi di Bari Aldo Moro , dans le cadre de École doctorale 60, Territoires, Temps, Sociétés et Développement , en partenariat avec LERSEM - Laboratoire d'études et de recherches en sociologie et en ethnologie de Montpellier (laboratoire) depuis le 01-09-2015 .


  • Résumé

    Nous vivons une époque nostalgique où la mort occupe le centre de la scène. La recherche que nous souhaitons mener part de ce constat et se propose d'explorer le rapport entre l'homme et la mort dans les fioritures esthétiques (Lukács 1970) écloses au sein du sentiment pré- et postromantique, leur évolution à travers le rapport médiatisé avec le pop, les dérives contemporaines dans le domaine de la mode, jusqu'aux expressions posthumaines les plus récentes. En dernier lieu, nous nous demandons si l'humanité ne se trouve pas face à une nouvelle phase épistémologique d'avancée passant par un regard rétrologique sur le passé, tel celui de l'Angelus Novus de Walter Benjamin (1995), qui scrute derrière lui les ruines de l'histoire. Après le postmodernisme (Lyotard 2014) et le post-postmodernisme, nous pouvons parler de rétromodernisme: le retour de formes baroques en tant que prélude à une nouvelle esthétique ultra-moderne et ultra-humaine, le sublime techno-magique (Susca 2010).

  • Titre traduit

    Retromodernism


  • Résumé

    We are living in a nostalgic period where the death is in the centre of the scene. The research we want to deal with starts from this consideration and it serves for the purpose of exploring the relationship between man and death during the aesthetics (Lukács 1970) development grown up with the pre and post romantics feeling, their evolution through the relationship with the pop handed on by the media, the contemporary drift in the Fashion Field, up to the most recent posthuman expressions. The ultimate question we ask for is if the humankind is up against a new epistemologic phase of advancement but this time through a retrologic look to the past, as the Angelus Novus of Walter Benjamin (1995) that look backward to the failure of the history. After the postmodernism (Lyotard 2014) and the post-postmodernism, we can talk about Retromoderism: the revival of extravagant forms as a prelude of a new ultra-modern and ultra-human aesthetics, the sublime techno-magical (Susca 2010).