Fabriques et reconfigurations du patrimoine au Liban-Sud en situation conflictuelle

par Zara Fournier

Projet de thèse en Doctorat de géographie

Sous la direction de Anna Madœuf.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (Tours) depuis le 23-09-2014 .


  • Résumé

    L’objectif de ce projet de thèse est l’analyse des formes de patrimonialisation issues du conflit israélo-libanais au sein de deux lieux du Liban-Sud, en considérant le patrimoine et la mémoire comme processus issus d’un choix, excluant ainsi certains éléments à détruire et à oublier (Veschambre, 2008). Le patrimoine est donc à la fois un processus de destruction et de conservation, et la mémoire, un processus d’oubli et de souvenir. À partir de ce postulat, il s’agira de saisir les conditions d’action des patrimonialisations sur un territoire et une société en conflit, à savoir en situation d’antagonismes, de controverses ou d’oppositions (Melé, 2003). Comment les processus de patrimonialisation et d’élaboration de lieux et objets de mémoire prennent sens dans un territoire, le Liban-Sud, marqué par une longue période conflictuelle et en proie à des destructions chroniques ? Dans cette perspective, ce projet étudie deux lieux au Liban-Sud, comme autant d’exemples de sélections et d’exclusions patrimoniales révélatrices des différentes visions du conflit : le musée-prison de Khiam et le château de Beaufort. Ces deux terrains ont éprouvé d’importantes destructions matérielles lors de la guerre de 2006 (Verdeil, 2007) et font l’objet de plusieurs opérations de patrimonialisation, (réhabilitation de centre-ville, création de musées, valorisation de célébrations rituelles). Le travail de recherche sera organisé à partir de deux axes de réflexion : Axe 1 : Projets et institutions patrimoniales des terrains enquêtés : le conflit comme patrimoine ? Axe 2 : Pratiques et perceptions mémorielles autour du conflit.


  • Pas de résumé disponible.