Machiavel dans les Lumières françaises

par Eva Pugnet

Projet de thèse en Philosophie du droit

Sous la direction de Philippe Raynaud.

Thèses en préparation à Paris 2 , dans le cadre de École doctorale histoire du droit, philosophie du droit et sociologie du droit (Paris) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    « La France du XVIIIème siècle est indéniablement la grande absente de la synthèse opérée par Le moment machiavélien » regrette Jean-Fabien Spitz, dans sa préface du célèbre ouvrage de Pocock. Un tel oubli étonne d'autant plus que le siècle des Lumières est, paradoxalement, à la fois le siècle du triomphe absolu de l'antimachiavélisme, et celui de la réhabilitation de Machiavel par des auteurs aussi différents que Montesquieu ou Rousseau. Ce paradoxe s'explique-t-il par la distinction opérée par les Philosophes entre l'homme Machiavel et le machiavélisme ' Comment se sont développées des interprétations aussi antagonistes de l'oeuvre machiavélienne, lue comme une apologie de la tyrannie ou au contraire comme un éloge de la République? La question de la raison d'Etat est sous-jacente au débat entre machiavélisme et antimachiavélisme. En accusant le machiavélisme d'être l'incarnation de l'immoralité en politique, les pourfendeurs de Machiavel lui reprochent de vouloir subordonner la morale et la religion à la politique. L'influence du matérialisme joue un rôle important dans l'introduction des maximes du Florentin au XVIIIème siècle. Quelle fut la postérité de Machiavel dans les Lumières françaises? Pour répondre à une telle question, il faudra commencer par distinguer l''uvre de Machiavel du « mythe né de son nom », selon les termes de Thomas Berns. Une information de seconde main, s'ajoutant à une connaissance directe de Machiavel, n'est-elle pas capable d'expliquer, au moins partiellement, l'ambiguïté de la réception de Machiavel?


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