La plurisensorialité dans les œuvres sonores depuis Max Neuhaus aux artistes d'aujourd'hui

par Eve Marie Montfort

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Elvan Zabunyan.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    Le son possède la faculté d'être aérien et de traverser les matières. Il agit sur le corps du spectateur par sa faculté à sentir et à entendre ses vibrations. De ce fait, les œuvres sonores invitent à des expériences sensorielles et synesthésiques. Ce type d’œuvre appelle à une réflexion sur les interactions entre l’œuvre et le spectateur, les conséquences du son sur le corps et sur les perceptions de celui-ci. Dans cette approche, il est pensé en tant que conscience et non pas en tant que simple spectateur souvent qualifié de passif. Ses facultés réceptives deviennent des éléments essentiels à la conception et à l’élaboration technique et performative des installations sonores. Ce sujet questionne les expériences d’écoute et les pratiques performatives engendrées par le son dans les installations sonores de la période post-Cage, à travers la figure de Max Neuhaus et d’artistes qui partagent des préoccupations similaires tels que Janet Cardiff, Christina Kubisch, à savoir, la notion de mobilité, de perception, de spatialisation et d’”écologie sonore”. L'objectif étant de saisir les enjeux de ces pratiques artistiques sonores et de leur réception au sein d'un champ transdisciplinaire, où l'art contemporain est un espace de résonance.


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