«L’interaction entre les réseaux sociaux numériques et l’opinion publique durant la crise sociopolitique en Tunisie, 17 décembre 2010-14 janvier 2011»,

par Samir Ghezlaoui

Projet de thèse en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Jean-Luc Bouillon.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-10-2013 .


  • Résumé

    Cette thèse traite l’influence des réseaux sociaux numériques (RSN), particulièrement Facebook et Twitter, sur le comportement et l’orientation de l’opinion publique pendant les grandes périodes de crises sociopolitiques. Le terrain d’analyse concerne essentiellement la Tunisie, mais aussi deux autres pays: l’Algérie et la France, afin de pouvoir prendre en compte les spécificités technologiques, sociopolitiques et culturelles qui peuvent contribuer dans la définition de la nature et le degré de cette potentielle interaction. Cela permet, par ailleurs, d’établir un tableau comparatif entre ce qui se passe en France et les pays du Maghreb, en cette matière de l’usage des réseaux sociaux. L’objectif essentiel de cette étude est l’analyse du risque d’opinion incarné par les RSN, en se concentrant notamment sur les cas Facebook et Twitter. La problématique de cette recherche vise à comprendre et à expliquer les mécanismes d’influence, exercés par ces réseaux sociaux sur les millions de leurs utilisateurs. D’ores et déjà, on peut parler de deux points: l’architecture technique informatique, loin d’être neutre, et les politiques de gestion des contenus qui caractérisent Facebook et Twitter, orientées plutôt vers une posture de critique sociale et de contestation politique. Dans ce cadre, on fait un détour par la pensée du déterminisme technologique. Dans cette démarche, on met également en lumière le rôle des communautés de réseautage qui s’accaparent de l’espace public de débat, offert par le web 2.0, pour la manipulation des foules et de l’opinion publique. Ces groupes de leaders d’opinion utilisent les réseaux sociaux, spécialement Facebook et Twitter, afin de propager des informations, émettre des avis sur des affaires courantes d’intérêt public, mais surtout donner des orientations précises qui peuvent aller d’une simple pétition de contestation jusqu’à une recommandation de désobéissance civile. Cette étude essaye aussi de présenter les conditions (sociopolitiques et culturelles) et les divers critères humains (sociaux et professionnels) qui se montrent décisifs dans la définition de la relation entre les internautes et les RSN. C'est-à-dire désigner les franges de la société qui se soumettent plus facilement à l’emprise de Facebook et Twitter ; et celles qui y leur sont, de plus au moins, résistantes.


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