Faux et faussaires dans le roman contemporain

par Loïse Lelevé

Projet de thèse en Littérature générale et comparée

Sous la direction de Emmanuel Bouju.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) depuis le 01-09-2016 .


  • Résumé

    La mise en scène du faux ou du faussaire permet d’élaborer un questionnement théorique sur les rapports du récit contemporain aux discours véridictifs et aux discours de savoir d’une part, aux documents non fictionnels de l’autre : la fiction du faussaire s’emploie à réécrire l’histoire, dans un mouvement parallèle à une tendance de la fiction contemporaine à revaloriser le travail documentaire ou l’exploration des archives. Elle permet également de proposer un questionnement poétique sur la notion de brouillage des frontières génériques. L’interpolation de discours extra-fictionnels, d’images, de codes relevant de genres divers incite à repenser les frontières du récit romanesque et le rôle du lecteur, auxquels les textes tendent à assigner une place et une fonction problématiques. Enfin, elle permet d’entamer un questionnement d’ordre esthétique, éthique et politique en retravaillant les catégories de l’authentique et de l’inauthentique, et soulignant l’importance de l’usage du faux, de son inscription dans des rituels sociaux, de ses enjeux sociologiques ou financiers et de sa finalité. Le corpus inclut des textes en langue française, anglaise et italienne des années 1960 à 2016, pour rendre compte d’une progression de l’image du faux et du faussaire dans la société contemporaine et de la manière dont les récits reflètent cette progression, alors même que les concepts de faux, de vérité ou d’authenticité ne cesse d’être réévalués. Il s’agit d’étudier le lien entre faux et narration : le faux permet de repenser la question de l’authenticité en littérature, ainsi que la place de la littérature contemporaine dans les champs esthétique, sociologique, philosophique, voire juridique.


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