Caractérisation du potentiel pathogène et de la capacité adaptative des espèces atypiques de Brucella versus les espèces classiques de Brucella suis.

par Jorge De La Garza GarcÍA

Projet de thèse en Biologie Santé

Sous la direction de Stephan Kohler et de Alessandra Occhialini-cantet.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé , en partenariat avec IRIM - Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier (laboratoire) et de Pathogénie bactérienne et stratégies anti-infectieuses (equipe de recherche) depuis le 01-09-2016 .


  • Résumé

    Les brucelles sont des bactéries intracellulaires facultatives hautement infectieuses, responsables de la brucellose, une zoonose bactérienne majeure, transmise à l'homme par contact, ingestion, et inhalation. La description récente d'espèces atypiques de Brucella pose la question de la réémergence éventuelle de la brucellose dans des pays déclarés indemnes. Il s'agit de bactéries issues d'hôtes inhabituels, dont le potentiel pathogène et les voies de transmission éventuelles à l'homme restent inconnus. Parmi ces espèces figurent Brucella microti, Brucella inopinata, et des souches de Brucella sp. isolées d'amphibiens. En dépit de différences phénotypiques importantes, les séquences génomiques des espèces classiques et atypiques sont quasi-identiques. Nous émettons l'hypothèse que ces différences phénotypiques sont dues à une régulation génique différentielle, plutôt qu'à l'existence de gènes spécifiques. L'objet de cette thèse est la caractérisation des stratégies d'adaptation des espèces atypiques de Brucella à différentes conditions environnementales et à l'interaction avec les cellules hôtes. Ce projet de thèse se structurera en deux parties : (A) Les gènes et les mécanismes moléculaires impliqués dans la résistance au stress acide de B. microti seront identifiés par analyse transcriptomique comparative, couplée à des études fonctionnelles. Ces études seront étendues à d'autres espèces atypiques de Brucella. (B) Dans un deuxième temps, le potentiel pathogène des espèces atypiques de Brucella sera caractérisé dans des modèles d'infection in vitro. Pour cela, deux approches complémentaires en microbiologie moléculaire et en biologie cellulaire seront mises en œuvre. L'ensemble de ces travaux permettra une meilleure compréhension de la virulence de ces espèces encore peu étudiées.

  • Titre traduit

    Characterization of the pathogenic potential and of the adaptive capacities of atypical Brucella species versus the classical species Brucella suis


  • Résumé

    Brucellae are facultatively intracellular, highly infectious bacteria responsible of brucellosis, one of the major bacterial zoonoses, transmitted to humans by contact, ingestion and inhalation. The recent description of atypical Brucella species raises the question of the possible re-emergence of human brucellosis in countries declared as being exempt. They have been isolated from unusual hosts, with a yet unknown pathogenic potential and possible mode of transmission to humans. Among these species are Brucella microti, Brucella inopinata and Brucella sp. strains isolated from amphibians. Despite marked phenotypic differences, the sequences of the genomes of classical and atypical species are almost identical. We put forward the hypothesis that these phenotypic differences are due to differential gene expression rather than existence of specific genes. The subject of this thesis is the characterization of the strategies of atypical Brucella species in the adaptation to different environmental conditions and to the host cells. This thesis project will be structured into two parts: (A) Identification of the genes and the molecular mechanisms of resistance of B. microti to acid stress by comparative transcriptome analysis, coupled to functional studies. These studies will be extended to other atypical species of Brucella. (B) In a second part, the atypical species of Brucella will be characterized regarding their pathogenic potential in in vitro models of infection. To this end, complementary approaches in molecular microbiology and cell biology will be developed. The whole of these studies will allow a better comprehension of the virulence mechanisms of these species, barely studied until now.