État et identités indigènes à l'épreuve de l'éducation interculturelle en Équateur (1988-2015) : « Une société qui apprend » ?

par Sarah Dichy-malherme

Projet de thèse en Langues : Espagnol

Sous la direction de Françoise Martinez.

Thèses en préparation à La Rochelle , dans le cadre de École doctorale Lettres, pensée, arts et histoire (Poitiers ; 2009-2018) depuis le 28-09-2015 .


  • Résumé

    La question de la prise en compte de la diversité culturelle par l'éducation, qui se pose aujourd'hui dans le monde entier, a pris dans les pays andins une acuité particulière au cours des dernières décennies, notamment sous la pression d'organisations indigènes de plus en plus actives et institutionnalisées. En Équateur, ces préoccupations éducatives ont partie liée avec la récente redéfinition de l’État comme « plurinational » et « interculturel ». C'est en effet au sein du système éducatif que la notion d'« interculturalité » est censée trouver à la fois son sens et ses premières applications concrètes, notamment à travers le Système d’Éducation Interculturelle Bilingue (SEIB), officiellement mis en place à partir de 1988. Notre recherche portera sur les évolutions de la notion d'« éducation interculturelle » de cette date à nos jours, qu'il s'agisse de son usage discursif ou des pratiques concrètes qui lui sont associées. Nous étudierons les conséquences de ces évolutions à la fois sur le rôle de l’État, dans ses dimensions concrètes et symboliques, et sur les manières de vivre et de percevoir les identités indigènes supposément revalorisées. L'expression "une société qui apprend" ("una sociedad que aprende") est issue de la Constitution équatorienne de 2008, qui donne une place centrale à la notion d'éducation interculturelle bien au-delà de ses implications au sein du système éducatif.


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