"Pour vivre heureux, vivons cachés" : pratiques résidentielles, styles de vie et rapports de genre chez les classes supérieures du pôle privé

par Lorraine Bozouls

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Marco Oberti et de Fabio Quassoli.

Le président du jury était Céline Bessière.

Le jury était composé de Marco Oberti, Fabio Quassoli, Sylvie Tissot, Alberta Andreotti, Marie Cartier.

Les rapporteurs étaient Céline Bessière, Sylvie Tissot.


  • Résumé

    Au croisement de la sociologie des classes sociales et de la sociologie urbaine, cette thèse porte sur le pôle privé des classes supérieures, davantage doté en capital économique que culturel et résidant dans les espaces homogènes de la banlieue résidentielle aisée. Elle analyse le rôle du quartier et celui du logement dans la formation et la reproduction de cette fraction de classe et apporte ainsi une contribution à la compréhension des mécanismes de ségrégation. Elle s’appuie sur une enquête localisée dans les quartiers les plus aisés de deux communes de la banlieue parisienne (Rueil-Malmaison et Saint-Maur-des-Fossés), où ont été conduits soixante entretiens avec des propriétaires de maisons. Plus de deux tiers des ménages enquêtés ont un patrimoine immobilier estimé supérieur à un million d’euros et appartiennent donc aux 3 % des ménages les plus dotés de France. Les ménages enquêtés choisissent un quartier marqué par son entre-soi, qui assure des conditions favorables de reproduction sociale. Ils s’investissent à l’échelle locale dans les relations de sociabilité et dans des entreprises de patrimonialisation, dont ils tirent des ressources en termes de capital social, symbolique et économique. De plus, les ménages sont investis dans un mouvement de privatisation, qui se traduit par leur goût pour la propriété immobilière et par leur repli sur l’espace domestique, qui pèse principalement sur les femmes, dont beaucoup sont femmes au foyer. Enfin, cette privatisation est également synonyme d’un éloignement vis-à-vis des services publics, visible notamment à travers la prise en charge de leur sécurité, qui s’accompagne parfois d’un mouvement de fermeture résidentielle.

  • Titre traduit

    "A private life is a happy life" : residential practices, lifestyles and gender among the upper classes of the private pole


  • Résumé

    At the crossroads of the sociology of social classes and the urban sociology, this thesis focuses on the private pole of upper classes, defined as the one having more economic than cultural capital and living in homogeneous spaces of the well-off residential suburbs. It analyses the role of both the neighborhood and the house in the formation and reproduction of this class fraction and thus contributes to the understanding of segregation mechanisms. It is based on a survey conducted in the wealthier districts of two municipalities in the Parisian suburbs (Rueil-Malmaison and Saint-Maur-des-Fossés) where sixty interviews with homeowners were conducted. More than two thirds of the households surveyed have an estimated property of more than one million euros and therefore belong to the 3% of the most affluent households in France. The households surveyed choose a neighborhood marked by its entre-soi, which ensures favorable conditions for social reproduction. They invest locally in social relationships and heritage enterprises, from which they extract resources in terms of social, symbolic and economic capital. In addition, the households surveyed are invested in a privatization movement, which results in a strong taste for real estate ownership and in their withdrawal into the domestic sphere, which mainly affects women, many of whom are housewives. Finally, this privatization is also synonymous with a distance from public services, visible through the management of their security, which is sometimes accompanied by a movement of residential closure.


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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2019 par Sciences Po à Paris

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Informations

  • Sous le titre : "Pour vivre heureux, vivons cachés" : pratiques résidentielles, styles de vie et rapports de genre chez les classes supérieures du pôle privé
  • Détails : 1 vol. (579 p.)
  • Notes : Thèse soutenue en co-tutelle.
  • Annexes : Bibliogr. p. 513-537
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