L'une en face de l'autre : femme autochtone et femme missionnaire dans l'actuel diocèse d'Idiofa en République Démocratique du Congo : de 1928 à la veille de l'Indépendance

par Georgine Mufogoto Gafutshi

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Claude Prudhomme.

Soutenue le 22-02-2017

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences sociales (Lyon) , en partenariat avec Université Lumière (Lyon) (établissement opérateur d'inscriptions) .

Le président du jury était Oissila Saaïdia.

Le jury était composé de Oissila Saaïdia, Henri Médard, Flavien Nkay Malu, Francis Simonis.

Les rapporteurs étaient Annie Lenoble-Bart.


  • Résumé

    Des femmes missionnaires, poussées par leur « foi en Jésus Christ » et marquées par les préjugés relatifs à la supériorité raciale et à la puissance matérielle de l’Occident, rencontrent entre 1928 et 1960 les femmes autochtones du Congo belge, porteuses d’une culture millénaire, imprégnées elles-mêmes de préjugés et de craintes vis-à-vis des « étrangers blancs ».Ce face-à-face se déroule essentiellement hors du village de la femme indigène, à la « mission », espace « inventé » et « maitrisé » par les Pères et où les religieuses se considèrent comme des « invitées » qui, elles-mêmes, convient ou parfois contraignent les femmes autochtones à la confrontation. Ce rendez-vous se réalise en trois lieux spécifiques : lecatéchuménat, l’école et le dispensaire (ou l’hôpital).A l’occasion de cette confrontation, les religieuses construisent leur image de la femme autochtone pendant que cette dernière élabore, elle aussi, sa représentation de la femme missionnaire, venue « d’ailleurs ». Il y a ici comme une interaction et un jeu de miroirs qui aboutit à ce que les anthropologues qualifient de malentendu productif.

  • Titre traduit

    Face to face : indigenous woman and missionary woman in today's Idiofa's diocese in The Democratic Republic of the Congo from 1928 to the eve of independence


  • Résumé

    Missionary women, endowed with "faith in Jesus Christ" and prejudices concerning the racial superiority and material power of the West, encounter indigenous women between 1928 and 1960 in the Belgian Congo, with a thousand-year-old culture, imbued with prejudice and fears vis-à-vis "white foreigners".This confrontation takes place essentially outside the village of the indigenous woman, to the "mission", a space "invented" and "mastered" by the Fathers and where the nuns consider themselves as "guests" who themselves , invite or sometimes force indigenous women into confrontation. This encounter is made in three specific places: the catechumenate, the school and the dispensary (or the hospital).At the end of this confrontation, the nuns build up their image of the indigenous woman, while the latter also elaborates her representation of the missionary woman, who had come "from elsewhere". There is here as a game of mirrors that results in what anthropologists call productive misunderstanding.

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