Le XIXe siècle et la question pénitentiaire : un siècle d'expérimentations architecturales dans les prisons de Paris

par Caroline Soppelsa

Thèse de doctorat en Histoire de l'Art. Architecture contemporaine

Sous la direction de Jean-Baptiste Minnaert.

Le président du jury était Jean-Michel Leniaud.

Le jury était composé de Marc Renneville.

Les rapporteurs étaient Dominique Kalifa.


  • Résumé

    Aboutissement d'un mouvement réformateur initié depuis le milieu du XVIIIe siècle, l'avènement de la prison pour peine après la Révolution française, entraîne une redéfinition de l'architecture carcérale, dès lors érigée en programme architectural autonome. A travers l'exemple des prisons successivement aménagées et édifiées à Paris et dans le département de la Seine au XIXe siècle, qu'il s'agisse de bâtiments réaffectés ou de constructions ex nihilo, la présente étude s'intéresse à l'évolution des formes au regard des ajustements opérés sur la période en matière de politique pénale et de régime d'enfermement. Placés sous les yeux des décideurs, visités sans relâche, les établissements pénitentiaires de la capitale représentent en effet un formidable laboratoire d'expérimentations préalables à une généralisation à l'échelle nationale. L'analyse est centrée sur le travail de l'architecte constructeur de prison et s'articule, après une présentation détaillée du cadre administratif et des procédures, autour des contraintes fortes et multiples, parfois contradictoires, du programme. Puisque la prison, ville dans la ville, entreprend de reproduire derrière des murs tous les aspects de la vie quotidienne d'un grand nombre d'individus, il s'agit de voir comment l'architecture pénitentiaire met en jeu et tente de plier à ses contraintes propres presque l'ensemble des typologies architecturales communes, du logement à l'atelier, de l'hôpital à l'église, de l'école à la caserne, représentant un véritable défi pour l'architecte. Au-delà de la simple étude de cas, cette thèse se veut ainsi un matériau pour une future histoire générale de l'architecture pénitentiaire en France

  • Titre traduit

    The 19th century and penitentiary matter : a century of architectural experiments in Parisian prisons


  • Résumé

    In the wake of a reformatory drive initiated back in the middle of the 18th century, prisons erected after the French Revolution are the results of a redefinition of prison architecture, henceforth a fully fledged architectural programme in its own right. Taking as an example the prisons successively fitted our or built in Paris and in the Seine department in the 19th century, wether reset or built from scratch, the present study deals with the history of designs as a result of the development of penal policies during that period and with regard to confinement regulations. Under the vigilant gaze of decison markers, and regularly inspected, the penitentiary institutions in the capital city represent an outstanding laboratory for experimenting the measures to be later implemented nationwide. This analysis concentrates on the work of the architect responsible for building prisons ; it starts out with a detailed presentation of the administrative framework and procedures centered around the strong and sometimes contradictory requirements of the programme. Since a prison a town within the town, undertakes to reproduce behind its walls all the aspects of the daily life of a large number of individuals, the challenge for prison architecture and architects consists in using and trying to fit to its own constraint practically all common architectural typologies, from lodgins to workshop, from hospitals to church, from school to barracks. Beyond a simple case study, the present thesis is designed to inform a future general history of prison architecture in France

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