Oeuvre monstre, création informe

par Nesrine El Abed

Thèse de doctorat en Esthetique et sciences de l'art

Sous la direction de Michel Sicard.

Soutenue le 17-12-2013

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Arts plastiques, esthétique et sciences de l'art (Paris) , en partenariat avec Institut d'esthétique des arts et technologies (Paris) (équipe de recherche) .

Le jury était composé de Michel Sicard.

Les rapporteurs étaient Hafedh Djedidi, Guy Lecerf.


  • Résumé

    Cette étude que j'ai intitulé «Œuvre monstre, une création informe» s'inscrit dans une recherche dans l'art contemporain sur des phénomènes plastiques liés à l'idée de l'extrême. Ils restent tributaires d'une théorie de la forme vers celle de l'informe et d'une grande plasticité que rehaussent mes œuvres personnelles, mélangeant de façon heureuse la sculpture traditionnelle et le numérique. Or, associer l'image numérique, l'argile et la vidéo au sujet du monstre était une manière de toucher au plus profond des œuvres cruelles et informes, de ressemblances déchirantes et déchirées. La forme monstrueuse n'est donc pas réduite à une simple signification consciente, elle transcrit un discours univoque et le monstre devient alors le concept par excellence dans ma pratique plastique. L'œuvre devient de l'ordre de "monstrum", l'image est d'essence "monstrative". Chaque image, telle qu'elle soit, numérique, photographique ou vidéographique est une monstrance. La sculpture serait la représentation du corps déchu, ou de l'image de la mort, qui surgit dans le miroir de Narcisse qui n'a plus rien à faire de la ressemblance, donnant un reflet qui appréhende le masque de Méduse. Cette recherche qui s'attache à l'informe, débusque les mythes sous des pratiques violentes et accidentées, appuyée par une recherche théorique qui s'est développée notamment autour de la pensée de Georges Bataille, ainsi que des anthropologues et de la phénoménologie, et par leurs pensées, l'œuvre ramène les différentes expériences d'extrême, d'excès, et de perte, à la dimension du sacrifice.

  • Titre traduit

    Monster work, a formless creation


  • Résumé

    This study I entitled "Monster Work, a Formless Creation" is to be inscribed within a contemporary art research that deals with the idea of the extreme in relation to plastic phenomena, for the latter depend on the theory of form and on a great plasticity enhanced by personal creations that happily melt traditional sculptures with digital technology. As a matter of fact, combining the digital image, the clay and the video, with the monster, was a way to reach what is profound within formless and cruel works of art that are of painful and torn resemblances. The monstrous form is, thus, not reduced to a simple conscious significance, it transcribes an unambiguous discourse and the monster becomes the concept, par excellence, of my plastic practice. The work of art becomes connected to the "monstrum" and the image is inherently endowed with a visual power (in French "monstrative"). Every image, be it digital, photographic or video graphic is a monstrance. Sculpture would be the representation of the fallen body or the image of death that appears in Narcissus Mirror and that is no longer related to any form of resemblance, showing a reflection that grasps the Mask of Medusa. This research that is focusing on formlessness serves to dispel the myths under violent and rugged practices supported by a theoretical research based on the philosophy of Georges Bataille as well as that of anthropologists and phenomenologists, and through their thoughts, the work brings the different experiences of extremes, excess and loss to the dimension of sacrifice.

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