Appropriation de territoires désappris : le contresens artistique en art contemporain. L'oeuvre lieu

par Françoise Sieffert

Thèse de doctorat en Arts et sciences de l'art

Sous la direction de Michel Sicard.

Le président du jury était Guy Lecerf.

Le jury était composé de Michel Sicard.

Les rapporteurs étaient Benjamin Brou Kouadio.


  • Résumé

    Faire émerger les similitudes, les connivences entre matière et esprit, établir une passerelle entre les civilisations est le dessein de cette thèse. Notre culture contemporaine est construite sur des ruines, celles des différentes civilisations qui nous ont précédé et aussi celles du chaos provoqué par la guerre mondiale du milieu du vingtième siècle. Ceci a fait naître un culte de la mémoire et un art délibérément tourné vers le souvenir, que l'on retrouve chez les principaux sculpteurs intervenants d l'art contemporain. Dans une première partie, ayant fait ce constat, j'explore les limites de ces territoires dont nous avons hérité, et qui sont le ferment de mon approche conceptrice. Je refais donc le chemin qui m'a amené à développer des projets personnels en tant que sculpteur, celui des carrières. L'attraction de la matière marbre et du blanc devient le pivot de ma démarche, l'espace, son ancrage. Dans une deuxième partie, j'ai abordé les moyens mis en œuvre par les artistes plasticiens comme par moi-même pour se réapproprier les territoires oubliés ou les friches de notre quotidien, le nomadisme de l'œuvre qui se lie à différents supports, réels ou virtuels. Enfin est apparue dans cette recherche une donnée nouvelle, celle de l'écriture. J'ai pris conscience du rôle important de la littérature dans ma relation à l'œuvre, mais aussi comment l'écriture s'impose aujourd'hui dans l'art contemporain et dans mes propres réalisations.

  • Titre traduit

    Appropriation of lost territories : the artistic wrong sens in contemporary art. The work place


  • Résumé

    To bring to the foreground the similarities, the complicities between material and spirit, to establish a footbridge between civilizations is the intention of this thesis. Our contemporary culture is built on ruins, those of the various civilizations who preceded us and also those of the chaos caused by the world war of the middle of the twentieth century. This created a cult of the memory and the art deliberately turned to the souvenir that we find in the work of the principal sculptors in contemporary art. In the first part, having made this report, I investigate the limits of these territories from which we inherited, and which are the ferment of my approach as a designer. I thus retry the way which brought me to develop personal projects as a sculptor, that of quarries. The attraction of the marble material and of the white becomes the pivot of my approach, the space, its anchoring. In the second part, I approach the means implemented by the visual artists, whom like me, re-appropriate the forgotten territories or the fallow lands of our everyday life, the nomadism of the work which is bound in various supports, real or virtual. Finally I discover in this research a new idea, that of the writing. I become aware of the important role of the literature in relation to my work but also how the writing is imperative in the contemporary art and in my own realizations today.

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